Les histoires de Charlie

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 Brouillon

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Charlie
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MessageSujet: Re: Brouillon   Sam 8 Sep - 3:08

S'approchant du bureau responsable de l'étage le Patron du SPS interpela une jeune homme penché sur son ordinateur et qui ne l'avait pas vu arriver. Celui-ci, un sergent, releva la tête, l'air furieux d'être dérangé mais son expression changea aussitôt qu'il reconnut son interlocuteur. Péha sourit en observant la scène, tout en pensant qu'elle aurait surement réagit semblablement.
_ Je viens interroger un prisonnier. Un dénommé Hailaimes je crois, dit il en se tourna vers sa secrétaire qui confirma le nom. Je veux qu'il soit immédiatement transféré en salle d'interrogatoire du 4e sous sol.
Les yeux grands ouverts, le sergent fit une grimace avant de répondre :
_ C'est que ... son avocat vient d'arriver, fit il remarquer.
Interloqué par l'audace de son subordonné Aliocha attendit de se calmer avant de répondre.
_ Faites immédiatement transferé le prisonnier. Je viens de vous en donner l'ordre et je n'aime pas me répeter. Et dites moi où se trouve cet avocat. Je vais m'occuper de lui.
_ He bien il ne devrait plus tarder. On m'a signalé son arrivée à l'accueil il y a deux minutes, il faut juste qu'il descende jusqu'ici, répondit consciensieusement le sergent. Tiens, je pense que c'est lui qui arrive justement, fit il remarquer en voyant arriver un homme vêtu d'un complet d'un noir particulièrement luisant, une malette à la main et un sourire faux sur les levres.
_ Très bien. Dépechez vous de faire transférer le prisonnier, je ne pense pas en avoir pour longtemps avec ce phénomène. Suivez moi Péha, ajouta t il en se dirigeant vers l'avocat.
Ce dernier était en discussion avec un lieutenant qui lui indiquait le bureau que venait de quitter Aliocha. Puis l'officier remarqua que le Patron s'approchait d'eux avec l'intention de leur parler et il comprit qu'il devait passer le relais. Aussi présenta il immédiatement le Patron à l'avocat et maitre Clareves à Aliocha. Après ça il s'écarta suffisamment pour ne pas entendre ce qui se dirait, tout en restant assez près pour si jamais le Patron le demandait, le tout en admirant la fine silhouette de Péha qui lui fit un petit signe avant de se raprocher des deux hommes qui parlaient déjà de façon animée.
_ Vous ne pouvez pas m'empêcher de voir mon client, monsieur. Et je sais qu'il est ici, assura l'avocat.
_ Ce que vous savez m'importe peu. Aucun avocat n'entre ici sans ma permission, fit remarquer Aliocha.
_ He bien pourtant je suis ici et je vais voir mon client.
_ Si votre client est ici c'est qu'il a troublé la sécurité du Bazileus...
_ Mon client est un homme loyal au Bazileus, le coupa maitre Claveres. Il travaille depuis de nombreuses années déjà à son service. Dernièrement il travaille même avec l'armée afin d'assurer le bon fonctionnement d'armes anciennes mais dangereuses. Et vous n'êtes pas sans savoir que ce poste impose des responsabilités écrasantes que seul un fidèle du Bazileus peut supporter. Or ...
_ Encore un mot et je te fais égorger sur place, menaça Aliocha. L'avocat restant bouche bée, Djinns reprit. Bien. Je vous disais donc qu'aucun avocat n'entre ici sans mon accord. Le simple fait de votre présence en ces lieux me permettrai de vous arrêter. Comme espion. Quoi qu'on ait pu vous dire à l'accueil il y a eut une erreur. Alors vous allez faire demi-tour et remonter à la surface. Ensuite vous attendrez mon autorisation pour faire autre chose. Est-ce clair ?
_ La loi ne vous autorise pas à ...
_ La loi ? Ici c'est moi qui décide des lois, répliqua Aliocha. Alors encore un mot et je vous fais enfermer. Lieutenant ! appela t il.
_ Monsieur, répondit aussitôt l'officier.
_ Guidez cet homme vers la surface et assurez vous qu'il ne remette plus les pieds ici. Au passage vous préviendrez l'accueil que plus personne n'est autorisé aux sous-sols sans mon autorisation expresse à l'exception des membres du SPS en service et des résidents habituels. Ha, encore une chose. Je veux que la gaillard qui m'a accueilli au bureau de l'étage soit dans la salle d'interrogatoire du 4e sous-sol d'ici ... une demi-heure.
_ A vos ordres, monsieur.
Le lieutenant s'éloigna aussitôt poussant devant lui un maitre Claveres fulminant de rage retenue.
_ Bien. Allons donc voir notre ami le traitre maintenant, plaisant Aliocha avec un sourire carnassier.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Jeu 20 Sep - 3:48

L'homme qu'ils découvrirent dans la salle d'interrogatoire du 4e sous-sol ne semblait pas franchement apeuré, contrairement à ce qu'imaginait Péha. Mais il ne faisait aucun doute qu'Aliocha allait se charger de lui faire peur. Et surement plus.
Sigles Hailaimes était un gros homme en pleine force de l'âge, au tein rougeaud, à l'air bovin. De rares cheveux filasses tentaient vainement de cacher une calvitie bien avancée. Il portait une chemise sale et déchirée, qui avait du coûter fort cher avant d'être maltraitée par les hommes du SPS. De ses doigts boudiner Hailaimes se massait les tempes lorsqu'ils entrèrent dans la salle. Une salle dans laquelle se trouvait simplement une table en fer et deux chaises, comme dans toute salle d'interrogatoire. Bien qu'elle ne fut que rarement visible les salles d'interrogatoires possédaient souvent une caméra enregistrant tout; mais ce n'était pas le cas ici, ce qui rendait cette salle si appréciable pour Aliocha.
Celui-ci resta debout dans l'encadrement de la porte pour jauger le prisonnier avant de venir s'asseoir face à lui en le fixant de son regard froid. Péha qui surveillait les ractions des deux hommes s'appuya contre le mur, surprise de voir que le prisonnier ne semblait pas craintif. Au contraire même puisqu'il souriait à Aliocha. Celui-ci rompit alors le silence pesant.
_ Je suis Aliocha Djinns, le Patron du SPS. J'imagine que vous savez ce que cela veut dire.
_ Je sais très bien qui vous êtes. Mais avant d'aller plus loin je voudrai vous faire remarquer que mon avocat ...
_ On se fout de ton avocat, le coupa Aliocha d'une voix glaciale. Il est reparti chez lui en quatrième vitesse. Aucun prisonnier ne peut voir son avocat sans mon accord, toi encore moins qu'un autre.
_ Merci ça me rassure. Je ne voulais pas que maitre Claveres arrive inopinément durant notre petite conversation, répondit Hailaimes d'une voix posée.
Un instant Aliocha ouvrit grands les yeux avant de se reprendre très vite. Mais cela n'échappa ni à Péha, ni au prisonnier.
_ Tu es rassuré. Très bien. J'imagine que tu es aussi très rassuré d'être ici, dans une salle d'interrogatoire spécialement utile pour faire parler les traitres ...
_ Oui, il parait qu'il n'y a pas de camera ici pour filmer nos discussions, fit remarquer Hailaimes.
_ Bien renseigné je vois. Il y a donc d'autres traitres qui trainent par ici.
_ Quel vilain mot, objecta Sigles Hailaimes. Ce n'est pas parce que nous servons un autre que votre tyran préféré ...
_ Le Bazileus t'a engraissé pendant de nombreuses années, espece de porc. Alors je ne te conseille pas de parler à nouveau ainsi. Je sais être impatient, grogna Djinns.
_ Cela aussi je le sais. Et je suis sincèrement désolé, je ne voulais pas dire du mal du Bazileus devant son propre fils, il est vrai que cela ne se fait pas, insista sournoisement Hailaimes qui remarqua l'étonnement de Péha. La secrétaire fixait Aliocha qui ne réagit pas à l'attaque du prisonnier. Au même moment l'on frappa à la porte et le lieutenant qui venait de raccompagner l'avocat dehors fit entrer le sergent du 2e sous-sol, celui qui avait déplu au Patron. Un sourire apparu sur les levres d'Aliocha Djinns. Il ordonna au lieutenant de se retirer et, la porte refermée, se tourna à nouveau vers le prisonnier, toujours bien assis en face de lui.
_ Revenons à notre affaire. Tu es accusé d'avoir trahi la Bazileus et tu viens de le reconnaitre. Tu es surtout accusé d'avoir hebergé un espion en fuite. Slap Slapes. Cet homme est très recherché actuellement et tu as le culot de l'accueillir chez toi de le loger comme si c'était un ami sans même t'en cacher... Tu veux savoir ce que je fais à ceux qui ne font pas ce que je veux ? dit il en se levant. Sergent, ton arme, demanda t il en fixant le prisonnier. Dès qu'il l'eut en main il braqua l'arme sur Hailaimes. Ceux qui trahissent je les fait mourir.
_ Cela aussi je le sais. C'est pourquoi Slapes m'a demandé de servir de messager, répliqua le notable. Il se trouve que mon médecin m'a detecté un cancer du pancréas, ajouta t il devant l'air étonné de ses trois interlocuteurs. Cancer fatal comme chacun sait. On y survit rarement plus de trois mois.
_ Peu importe. Je te ferais souffrir. La mort rapide c'est bon pour ceux qui m'ont désobéi, ricana Aliocha détournant doucement l'arme vers le sergent. L'attrapant au col Djinns força le jeune homme à s'agenouiller devant la table et lui posa l'ame sur la nuque. Cet homme m'a désobéi mais maintenant je peux en faire ce que je veux...
_ Quel sentiment de puissance ! ironisa Sigles Hailaimes.
_ ... Je pourrai lui demander de se retourner un à un tous les doigts de la main droite, il le ferait en esperant sauver sa misérable vie.
_ Mais à quoi bon puisqu'il va ...
_ ... CREVER, hurla Aliocha en appuyant sur la gachette. Le crâne du soldat fut pulvérisé integralement et répandu dans toute la piece. Hailaimes fut couvert de sang et de cervelle parsemée d'éclats d'os crâniens. Le corps sans vie du sergent s'ecroula, laissant couler un liquide rouge collant sur le sol vierge de la salle d'interrogatoire. Hailaimes s'essuyait le message avec un mouchoir sorti de sa poche. Péha, pétrifiée d'horreur, fixait le cadavre encore chaud se vider de son sang. Aliocha reposa lentement l'arme sur la table, poussa du bout du pied le corps sans vie le long du mur et arracha le mouchoir du prisonnier pour essuyer sa propre chaise.
_ Ce que je viens de faire n'est rien à coté de ce que j'imagine déjà pour toi, dit il après un long silence troublé seulement par le bruit du corps se vidant et peut être aussi par l'écho de la détonation qui frappait encore les oreilles de Péha toujours sous le choc.
_ Mais vous n'aurez pas cette chance, répondit encore Hailaimes. J'ai sur moi de quoi mettre fin à mes souffrances. Par exemple avec ce faux ongle qui contient un poison très puissant. Je n'ai qu'à me frapper avec pour mourir aussitôt. C'est une arme intéressante puisqu'elle peut être utilisé également contre n'importe qui ... Mais trêve de bavardage. Slap Slapes m'a demandé de transmettre un message. Le voici. Slapes vous donne rendez vous ce soir à l'usine Evri-sud-plasma. C'est une usine désafectée au sein de laquelle de nombreux élements dangereux sont entreposées. N'importe qui penetrant en cet endroit avec un explosif peut faire disparaitre toute les usines voisines, dont certaines sont tout aussi dangereuses, voire plus car encore en activité. Si tu ne te rends pas à ce rendez vous, petit bâtard, Slapes fait tout exploser ruinant l'économie de la capitale à jamais. Ton tyran de père ne s'en remettra jamais.
_ Ce n'est pas ce qui me dérange le plus, remarqua aigrement Djinns.
_ Ce sera le début d'une grande révolte si tu laisses faire ça. Et crois moi ou non, Slapes a les moyens de réaliser ce qu'il veut, nous l'avons suffisament aidé pour ça.
_ Qui ça nous, hurla Aliocha en se jetant sur Hailaimes ... mais trop tard. Celui-ci recrachait déjà une bave blanchâtre, ses yeux devenaient vitreux, son corps trembla un instant avant de devenir tout flasque. Craignant la réaction du Patron du SPS Sigles Hailaimes venait de se sucider sous les yeus de son adversaire qui n'avait rien vu venir.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Ven 21 Sep - 0:56

Au même instant, au nord de la ville, pas loin des mines, Sliers Sliores parlait à ceux qu'ils avaient amenés à rejoindre la Rebellion, ceux qui étaient devenus les "Sélectionneurs", ceux qui sélectionnaient qui devait vivre et surtout qui devait mourir. Chacun était libre de choisir sa cible. Tel l'avait voulu le Triumvirat.
Les Sélectionneurs avaient fait connaissance avec le Triumvirat dès leur arrivée chez les Rebelles. Ces trois hommes étaient les nouveaux chefs de la Rebellion depuis le départ du quartier infernal sous la menace des Protecteurs et de l'armée Nedeenne. Il formait un trio étrange, si proche, mais si différent. Le père, Ltak Drunn, était un vieil homme qui ne préferait éviter la guérilla urbaine mise en place par la jeunesse rebelle; jeunesse symbolisée par son propre fils, Rivas Durnn, qui était l'exact opposé de son père mais qui possédait le même caractère borné. Après le père et le fils, le troisième membre était le beau-fils. Jayro Etrill avait épousé Silyt Drunn après une histoire particulièrement tortueuse. Ancien officier des Protecteurs, Etrill était le véritable ciment du Triumvirat, celui qui avait réconcilié père et fils, et insister pour remonter une Rebellion active.
Ces trois hommes avaient rapidement insufflé un nouvel élan à la Rebellion et s'apprétait à partir en guerre contre la tyrannie du Bazileus. Le fer de lance de cette guerre serait les Sélectionneurs. Et c'est ce que répetait Sliores aux 10 autres Sélectionneurs.
Lorsqu'il eut achevé son discours, chacun monta dans un véhicule rapide qui le mènerait à l'endroit voulu. Ces véhicules étaient très divers, certains roulaient, d'autres volaient, d'autres encore étaient amphibies. Fruits de longues années de travail, de récupérations et de caches, tout le matériel de la Rébellion était de sortie.
_ C'est le grand jour, dit simplement Filb Carett à Stillya Blarn de laquelle il s'était peu à peu rapproché durant la dernière semaine.
_ Nous n'en reviendrons sûrement pas, mais au moins aurons nous été utiles pour sauver notre monde, répondit Stillya. C'est toujours mieux que d'attendre que tout s'ecroule.
Filb acquiesça d'un signe de tête avant de s'éloigner.
_ Je t'aime Filb, murmura Stillya sans que celui-ci ne puisse l'entendre. Je te le dirais en rentrant... si nous rentrons tous les deux.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Jeu 11 Oct - 0:28

Toujours escorté par le jeune Ryos, dont Ethrymolain lui avait dit tant de bien sans se tromper, Rhys arriva dans la salle d'embarquement de l'Arimhante. Le Commandeur Ethrymolain Restralaveg l'attendait, ainsi qu'une centaine d'homme en arme. Ceux-ci venaient de recevoir de nouvelles instructions sur le débarquement du prisonnier. Certains avaient émis quelques contestations. Les plus virulents avaient même étaient priés de rester à bord. Ethrymolain s'était assuré de n'emmener que des hommes de confiance pour livrer son ami.
Rhys connaissaient déjà ces instructions; Ethrymolain lui en avait déjà parlé et c'est pour cela qu'il n'avait pas jugé utile qu'il soit présent lors de l'annonce faite aux Fridons. Les soldats le regardaient maintenant différemment, mais Rhys n'y attacha aucune importance. Rien n'avait plus d'importance.
Une seule chose peut être, quand même. Ce gamin, ce Ryos, qui le collait depuis plusieurs jours déjà et avec lequel un début d'amitié avait pu se tisser. Remarquablement intelligent, agréable, cultivé, respectueux, il possédait les qualités essentielles pour obtenir un minimum de reconnaissance du cyborg. Dans sa situation Rhys ne supportait plus grand monde et il était heureux que son ami l'ait compris. Ryos lui ressemblait tellement.
Pendant les quelques jours passés ensemble Rhys avait beaucoup parlé à l'adolescent, plus qu'il n'avait jamais parlé à personne peut être. Peut être parce qu'il sentait sa fin proche. "Une ombre me suit sans cesse" avait il avoué au Commandeur Restralaveg. Le jeune Ryos l'avait compris également et avait volontiers accepté de devenir le dernier ami de Rhys ap Gruffyd, une sorte de testament vivant.
Ils s'étaient entrainés aussi, plusieurs fois. Principalement du corps à corps et le maniement d'armes de combat rapproché. Ils étaient toujours seuls dans la salle d'entrainement. Les consignes d'Ethrymolain étaient claires et elles avaient été scrupuleusement respectées.
Mais tout cela été fini maintenant. Le vaisseau était déjà entré dans l'atmosphère de Nede. D'ici une dizaine de minutes, ils débarqueraient tous ensemble sur Nede. Les Fridons offriraient un dernier cadeau à leurs anciens alliés, puis s'en iraient vers d'autres destinées.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Jeu 11 Oct - 0:45

Au même instant, dans une vieille usine désafectée, l'Evri-sud-plasma, Slap Slapes remarqua l'arrivée de soldats et de Protecteurs réunis, le tout grace aux détecteurs du MUVHARD. Une telle association de force était rare et d'autant plus anormale qu'il avait demandé à parler à ce petit batard de Djinns seul à seul. Mais ne sachant comment le message lui était parvenu, il se devait d'attendre un peu avant de mettre son plan à execution si besoin était. Slapes ne tenait d'ailleurs pas vraiment à réaliser ce pour quoi il était là, mais il s'était engagé à le faire au nom d'un idéal qu'il avait souvent ignoré.
_ Monsieur Slapes ! Nous savons que vous êtes par ici. Nous savons aussi que vous nous avez déjà repéré. Permettez moi d'avancer et de venir vous rejoindre pour parler, hurla soudain un amplificateur des Protecteurs.
_ Pauvre con, tu crois que je vais gueuler comme un putois pour que tu m'entendes, grogna l'espion en reflechissant au meilleur moyen de faire comprendre à cet abruti qu'il avait tout intérêt à repartir très vite. S'il devait tout faire exploser, il préférait éviter un carnage avec de trop nombreuses victimes... même si beaucoup de ceux qui se trouvaient là n'étaient surement pas innocents.
_ Monsieur Slapes ! Je suis le colonel Pfistes des Protecteurs. Nous nous sommes déjà croisés une fois ou deux. Je vais m'approcher, seul, reprit l'amplificateur. Je vais entrer dans l'usine pour vous parler, tout en restant en contact avec ce véhicule. Si vous refusez veuillez nous le faire savoir. Je ne tiens pas à ce que vous fassiez un geste regrettable et dans le fond vous ne le souhaitez pas non plus, j'en suis sûr.
Maudissant cet idiot, Slapes reflechit au meilleur moyen de l'arrêter. Il lui fallait parler à ce colonel pour lui dire de repartir. Mais pour se faire entendre il devait quitter le MUVHARD et cela il ne devait surtout pas le faire. Ce serait l'échec de sa mission : sa dernière mission.
Soudain il se rappela qu'il possédait encore quelques explosifs inutilisés dans une des salles avoisinantes. Il lui suffisait de détruire le plafond de l'un des sous-sols et il pourrait ainsi parler à cet idiot en restant proche du MUVHARD. Il se pressa alors pour réaliser son plan : l'explosion inquieterait également le Protecteur et ce ne serait pas plus mal.
Attrapant une poignée d'explosif, Slapes vérifia l'endroit où les positionner grace au MUVHARD tout en pensant à celui qui lui avait appris le maniement du robot.
Il avait renvoyé Elvies Prayyantes juste après être allé manger chez Sigles Hailaimes, en lui conseillant de quitter Nede. Il s'était presque attaché à ce gamin peureux. Il avait certaines qualités, c'était évident. Et d'après ce qu'il avait dit, il n'était pas hostile à la Rebellion. Son engagement chez les Protecteurs avait été opportuniste et non idéologique. Et Slpaes avait accepté tout ça, il le comprenait même... C'était toujours comme ça, s'il ne tuait pas tout de suite, cela devenait presque impossible ensuite. C'est pour cela qu'il fallait faire partir immédiatement ce colonel stupide, se dit il en faisant exploser le sol de l'usine aux pieds du Protecteur.

Lorsque la poussière fut retombée et le bruit de l'explosion totalement sorti de sa tête, Slapes cria :
_ Colonel Pfistes ! Ceci n'est qu'un avertissement. Je ne veux pas vous parler. J'attendais Aliocha Djinns. S'il n'est pas là dans une demi-heure, je fairai tout exploser. Et si entre temps vous essayer de m'en empêcher le résultat sera le même.
_ Vous ne pouvez pas faire ça ? répondit le Protecteur sur le même ton, toujours asourdi et secoué par l'explosion.
_ Non seulement je le ferai, mais je ne suis pas du tout disposé à vous parler, ni à faire des concessions. Aussi vous comprendrez qu'il est préférable pour vous de quitter rapidement cet endroit. Plutôt que de venir vous y amasser vous devriez éloigner les gens de ce secteur, ce serait plus intelligent.
_ Ecoutez Monsieur Slapes, vous ...
_ NOOOON, s'égosilla l'ancien espion. Je ne supporterai plus de vous entendre ! Dégagez immédiatement et faites ce que je vous ai dit. Encore une mot de vous et je fais tout exploser, rugit Slapes qui eut la satisfaction d'entendre l'homme s'éloigner. Cela lui laissait un petit répit. Une demi-heure. Sa dernière demi-heure avant la mort.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Mar 16 Oct - 16:29

L'Arimhante s'était arrêté en vol stationnaire au dessus du spatioport secondaire de Nede, Alzam. Aliocha Djinns l'avait voulu ainsi car c'est de cet endroit que le prisonnier s'était échappé en volant un destructeur en compagnie de tous ses complices; complices qui étaient tous morts maintenant.
_ Le vaisseau ne se pose pas ? demanda Ryos.
_ Non. Nous allons descendre sur cette planète avec les navettes de transport. Nous pourrons repartir plus vite lorsque nous aurons fait ce que nous devons faire, répondit Ethrymolain. Je ne crois pas que beaucoup d'homme aient envie de rester plus longtemps que nécessaire sur Nede. Et je me suis arrangé avec leur responsable pour être réapprovisionner en deutérium. Ca ne fait jamais de mal d'élargir son rayon d'action.
Au même instant quatre portes rondes s'ouvrirent, révélant quatre petits couloirs menant aux quatre navette de transport. Les Fridons s'engouffrèrent par groupe de 25 dans les issues ainsi révélées. Chaque navette pouvait embarquer une trentaine d'hommes, mais les ordres du Commandeur Restralaveg étaient de ne pas les surcharger sauf en cas d'urgence. Ce qui n'était pas vraiment le cas cette fois.
_ He bien Ryos, je crois que nous allons nous quitter ici. Ce fut un plaisir de faire ta connaissance. J'espere que ce fut réciproque.
_ Vous le savez bien Rhys ap ap Gruffyd. Le seul regret que j'ai, c'est de ne pouvoir vous accompagner plus longtemps. Mais j'ose croire que nous nous reverrons...
_ N'en dis pas plus ! C'est inutile. Salut Ryos.
Rhys lui tapa sur l'épaule et s'éloigna en compagnie d'Ethrymolain vers la porte la plus proche. Le couloir étroit diffusait une faible lueur rougeâtre dans laquelle Ethrymolain semblait à son aise. Leurs pas résonnaient étrangement aux oreilles de Rhys. Le son était à la fois familier et inquiétant. De nombreuses images s'imposèrent à Rhys : celles des nombreux embarquements qu'il avait accompli et qui semblaient dater d'une autre vie. Une autre vie qui paraissait n'avoir été qu'un mauvais cauchemar. Tout s'était toujours mal passé. Il y avait perdu sa famille, ses amis, les femmes qu'il avait aimé, le monde tel qu'il l'avait connu ... tout s'était ecroulé. Et au moment où il avait cru que la mort le rattrapait enfin, celle-ci s'était encore joué de lui, le laissant dépendant de machine...
_ Rhys ! Nous arrivons, le prévint Ethrymolain. Ca va ?
Ils étaient installés dans la navette de transport. Le sol se rapprochait très vite. On distinguait déjà le commité d'accueil spécialement préparé pour Rhys. Sortant de sa rêverie Rhys rassura son ami. Autour d'eux tous les hommes étaient crispés, comme si ce qu'ils allaient faire ne leur plaisait pas.
_ Il est trop tard pour changer d'avis maintenant. Les trois autres groupes sont déjà au sol. Lederst s'est déjà avancé vers eux. Les gars sont en place. C'est à nous de jouer, dit Ethrymolain, commentant ce qu'il voyait à haute voix.
La navette toucha le sol. La porte s'ouvrit aussitôt. L'échelle descendit vers le sol alors qu'une forte odeur de goudron leur parvint aux narines.
_ C'est l'heure de vérité !
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MessageSujet: Re: Brouillon   Jeu 25 Oct - 19:48

Ethrymolain descendit le premier. Rhys le suivit aussitôt, une chaine entravant ses poignets. Il fut immédiatement encadré par quatre armoires à glace, l'arme à la main, prête à ouvrir le feu. Devant eux, le cyborg observa la position de chacun. Le Patron, Aliocha Djinns, était au centre du commité d'accueil. A ses cotés se trouvait deux hommes, dont un soldat. Rhys s'étonna de constater qu'il s'agissait seulement d'un capitaine, comme si Aliocha n'avait pas estimé nécessaire de déplacer un colonel pour recevoir un tel prisonnier. L'autre semblait être un homme de l'ombre, l'un de ceux que dirigeait personnelement Aliocha. Un peu en retrait une femme attendait sagement, mais son regarde de biche aux abois contrastait étrangement avec son calme apparent. Tout autour une trentaine de soldats avait pris place. Plus loin encore de nombreux Protecteurs attendaient en discutant. Pour ces derniers ce n'était que la routine et un prisonnier comme un autre. Les mises en garde du Patron ne les préoccupaient pas plus que cela.
Face à Aliocha se tenait Lederst, le Fridon nommé par Ethrymolain quelques instants plus tôt. Sa mission était d'annoncer la venue du prisonnier et du Commandeur au Patron, puis de faire les présentation. Il était accompagné d'un sous-officier qui tenait son arme à la main. Il se retourna au moment où Rhys posa de nouveau le pied sur le sol de Nede. La tension se lisait ouvertement sur son visage pour qui le connaissait un peu. Mais Aliocha ne semblait pas avoir rien remarqué d'anormal. Enfin, Rhys avisa les soldats Fridons qui s'étaient groupés par groupe de dix et qui observaient le spatioport. Chez eux aussi la nervosité était évidente. Pourtant les hommes composant le commité d'accueil ne semblaient pas vraiment attentifs aux Fridons. Tous les regards étaient fixés sur lui. Et c'était très bien ainsi. N'était il pas l'attraction du jour ?
Rhys entendit Lederst présenter "le Commandeur Ethrymolain Restralaveg, Prince de Lliaënot et Héritier du Trône de Jade, Souverain des colonies d'Urmus, Claz et Vtela, Résident et Pair du Conseil des non-engagées, actuellement au service de la République de Fridon en mission d'escorte du prisonnier en provenance de Nede..." Puis Ethrymolain se retourna vers lui et fut surpris de constater la distance que Rhys avait volontairement laissé entre eux deux. Il trainait les pieds, comme tout prisonnier. Mais surtout ce fut le visage du bâtard que Rhys remarqua. Aliocha semblait jubiler de voir le cyborg revenir sur Nede après s'être brillament sorti des entraves placées sur sa route. Pour un peu, un observateur aurait pu croire que la capture de Rhys était son oeuvre.
_ Commandeur, je vois que vous avez pris un certain nombre de précautions pour m'amener cet ... ce cyborg. Je ne peux qu'être satisfait que vous ayez pris mes avertissements au sérieux. Cela prouve à quel point il est dommage que nos deux peuples cessent de coopérer. Mais cela n'est que provisoire, je l'espere.
_ Je ne sers pas mon peuple ! réagis sèchement Ethrymolain. Et vous non plus. Pour couronner le tout je n'aime pas ce que je suis en train de faire...
_ Monsieur, je ...
_ Plus tard Péha ! rugit Aliocha doublement énervé par la réaction du Commandeur et par l'interruption de la jeune fille.
Rhys se trouvait maintenant tout près du Patron et du Commandeur, ces deux hommes qui étaient censé décidé de son sort.
_ Je vois que tu es toujours de bonne humeur, Aliocha. Ca fait plaisir de te revoir, lacha t il d'une voix glaciale.
_ Ne fais pas le malin trop longtemps, Rhys. Je vais te faire regretter d'avoir survécu à ta venue sur Nede !
_ Tu vas peut être me faire apprécier les joies du fer pénetrant ma chaire ?
_ Ca et bien d'autres menus plaisirs, oui, acquiesca Aliocha avec un regard mauvais.
Rhys lui répondit avec un sourire mauvais :
_ Je crains que les rôles ne s'inversent !
Laissant tomber les chaines entourant ses poignets, Rhys fit jaillir la lame de son bras articulé. La surprise figea Aliocha. Ses yeux s'agrandirent. Puis il ouvrit la bouche pour chercher de l'air au moment où Rhys le frappa au ventre. La lame déchira les chairs. L'odeur de tripes se répandit dans l'air. Le sang rouge sombre s'écoula surla lame, sur le bras du cyborg, sur le sol... Puis brusquement la lame ressortit du corps avant de replonger pour frapper et ôter la vie. Une fois. Deux fois. Trois fois. Jusqu'à ce qu'elle ne rencontre plus aucune résistance. Alors Rhys lacha le bâtard qui s'écroula dans la flaque sombre qui s'étalait à ses pieds. Et alors il vit ...
Tout autour regnait la mort et le chaos. Lorsque Rhys avait laissé tomber les chaines censées lier ses poignées, tous les Fridons avaient levé leur arme. Avant que les Nedéens puissent réagir les tirs fusèrent de toutes parts. Les hommes entourant Aliocha Djinns furent tous abattus. Ethrymolain tua lui même le capitaine se tenant aux cotés du Patron du SPS, pendant que Lederst se chargeait de l'homme sombre se trouvant de l'autre coté d'Aliocha. Péha s'écroula avant même qu'une balle ne l'atteigne, évanouie. Des navettes de transport surgirent des hommes portant de petits canons lasers et les dirigèrent vers les Protecteurs restés loin en retrait du groupe venu prendre possession du prisonnier. Aussitôt l'aéroport s'embrasa. Les réactions des Protecteurs furent assez faibles et immédiatement anéanties. Plusieurs entrepôts et hangars furent détruits formant une ligne de défense entre les Fridons et les troupes de défenses du spatioport. Les sirènes d'urgence résonnaient dans l'athmosphère de mort tombée sur le spatioport...
_ Rhys ! RHYS ! Bouges. Il faut partir vite. Nous n'avons pas le temps de rester pour admirer les dégâts.
Le cyborg tourna lentement la tête vers son ami. Il l'aperçu dans un brouillard de fumée, forme rouge se détachant de l'obscurité tombante. Il semblait particulièrement inquiet. Pourtant Rhys ne pouvait voir son visage caché derrière le masque. La voix de robot elle même ne retranscrivait que faiblement les sentiments d'Ethrymolain. Mais ses gestes sacadés, sa tête qui ne cessait de regarder à droite et à gauche ...
_ Rhys ! Qu'est-ce que tu as ? Viens.
Ethrymolain prit son ami par le bras et le tira vers la navette de transport. Les trois autres avaient déjà quitté le sol. Il ne restait plus qu'eux sur cette terre maudite. Ethrymolain et Rhys. Deux amis détruits par leur même passion.
_ Tu seras bientôt le dernier survivant du trio, Ethy, murmura Rhys en s'approchant de la navette.
_ ...
_ Je vais mourir ici ! continua Rhys en montrant son coté gauche sanguinolent. Ethrymolain aperçut alors ce qui retardait Rhys. Tout son coté n'était plus qu'un amas informe de chair, d'os et de sang. Les organes vitaux étaux touchés; il n'y avait pas besoin de médecin pour le savoir. Mais Rhys ne lui laissa pas le temps de regarder plus longtemps sa blessure. Tu devrais me laisser là. Je ne suis plus utile. Je ne suis plus qu'un poids mort... Tu dois fuir très vite et très loin. N'abandonnes pas tous ces hommes qui t'ont fait confiance. Les gouvernements de Fridon et de Nede voudront s'allier pour vous retrouver ...
Ethrymolain ne répondit pas, mais continua à tirer son ami vers la navette, le poussant, le portant à demi jusqu'à ce qu'ils soient tous deux à l'intérieur du transporteur. Alors il allongea Rhys et lui répondit :
_ Je n'abandonnerai jamais ces hommes, tout comme je ne t'abandonnerai jamais. Ils n'auraient pas compris que je te laisse sur Nede alors que nous avons fait tout ça pour éviter que tu n'y retournes, justement. Tu es un homme que l'on ne peut pas abandonner Rhys. Moi encore moins que n'importe qui. Tu es mon frère. Comme l'était Coront. Tu n'aurais jamais dû mourir ici. Tu es un homme de l'espace. De toutes les planètes que tu as visité, aucune n'est digne de t'accueillir maintenant. Tu as toujours voulu mourir dans l'espace. Comme Coront. Comme moi... Je vais t'y emmener. Tu pourras t'y reposer en paix. Tu pourras voyager encore longtemps, d'un planète à l'autre. Tu resteras à jamais le voyageur de l'espace que j'ai connu. Toi même tu ne te souviens plus de ton histoire, mais l'Histoire se souviendra longtemps de toi. Car tout ce que tu as fais avant d'attérir sur cette planète, tout est digne d'un héros. Et un jour le monde aura connaissance de ces évenements.
_ Mais en attendant je vais mourir ... et c'est bien comme ça. C'est la fin du voyageur de l'espace. C'est bête. Mais nous devons tous mourir un jour ... pour changer de vie. Je pars rejoindre Coront !
Puis il ferma les yeux en attendant la fin. Sous lui, sur Nede, le chaos ne faisait que commencer. La capitale Everquyist était au centre de ce changement.
Au Sud, Slap Slapes, ancien espion du Bazileus, faisait disparaitre l'industrie de guerre de la capitale par l'explosion de l'usine de plasma qui, par une réaction en chaine, entraina la destruction de la banlieu sud de la ville.
Au Nord, les Rebelles revenaient avec les Sélectionneurs, ces anciens tireurs d'élite formés par le régime du Bazileus.
A l'Est, encore lointain, mais toujours présent, la monarchie de Yalni s'opposait avec de plus en plus de force à la toute puissance du Bazileus.
A l'Ouest enfin, le spatioport principal venait d'être le témoin de la mort d'Aliocha Djinns, bâtard du Bazileus, Patron du Service Protection et Sécurité et habité d'une ambition dévorante ...
Mais tout cela n'avait plus d'importance pour Rhys puisqu'il venait de mourir.


FIN
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