Les histoires de Charlie

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 Brouillon

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Charlie
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MessageSujet: Re: Brouillon   Ven 9 Fév - 2:52

Après quelques hésitations supplémentaires, Leckanof dévoila une partie de son action contre le gouvernement en place. Il parla en particulier du recrutement des francs-tireurs tels que Filb, avouant même qu'ils étaient au nombre de huit. Le but était de créer une certaine panique au sein de la population, mais également au sein des services secrets, et de faire croire que ce tireur invisible et si doué était un Rebelle.
En dehors de ça, Leckanof était en contacts réguliers avec le monarque de Yalni, ainsi qu'avec d'autres mouvements rétifs à l'autorité du Bazileus dispersés sur toute la planète. Il ne donna aucun nom. Il évoca vaguement des contacts importants sans dire dans quels secteurs ils se trouvaient. Mais Arline Carett se garda bien de lui demander d'avantage de renseignement : ce qu'elle entendait l'effrayait déjà suffisament. Elle interrompit même l'avocat pour ne pas en savoir plus.
_ Excusez moi maitre, mais je vous fais désormais confiance. Je ne crois pas qu'il soit très utile que j'en sache d'avantage.
_ Alors, vous voyez bien que nous possédons tout de même quelques intérêts communs, sourit Leckanof. Me permettez vous maintenant de vous poser quelques questions sur votre ancien travail?
_ He bien, en fait, j'aimerai savoir aussi, si cela ne vous dérange pas, minauda l'infirmière, ce que vous compter faire pour m'aider à retrouver un travail et pour obtenir des indemnités
C'est avec un sourire crispé que l'avocat plaisanta :
_ Je vois que vous conservez la tête sur les épaules chère madame.
_ Effectivement ! J'ai déjà eut à faire avec des avocats et j'ai appris à me méfier. En particulier lorsque vous paraissez aimables.
_ Si ce n'est que cela, je peux devenir désagréable, blagua encore Leckanof.
Visiblement mal à l'aise face à la tension qui transparaissait de tous ces propos, Filb tenta de détendre l'ambiance en proposant de faire une pause, mais Leckanof éluda la suggestion en assurant à madame Carett qu'il possédait de nombreux amis qui pourraient l'employer rapidement. En revanche il ne promit rien sur de possible dédomagements financiers pour son licenciement.
_ En somme vous n'avez rien de concret à me proposer, fit remarquer l'ancienne infirmière de la Rose des vents.
Agacé par les réactions de cette femme, Leckanof se leva et se mit à marcher à grand pas derrière son bureau.
_ Non, je n'ai rien de concret pour vous. Mais vous qu'avez vous pour moi? Croyez vous que j'allais vous offrir tout et n'importe quoi sans savoir ce que vous pouvez m'apporter? Je ne suis pas quelqu'un qui aide le premier venu sous pretexte que nous avons peut être des intérêts semblables...
_ Mais c'est vous qui m'avez fait mander, objecta Arline qui commençait également à s'énerver.
_ Oui, c'est moi. Mais je ne pensais pas que vous seriez aussi obtue. Qu'est-ce que vous voulez à la fin? Un gros versement de Telons?
_ Ce serait déjà une première garantie.
S'arretant tout net, l'avocat se tourna vers Arline et après un instant de reflexion s'écria :
_ He bien pourquoi ne pas le dire plus tôt. Combien voulez vous?
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Charlie
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MessageSujet: Re: Brouillon   Ven 9 Fév - 3:53

La suite de la discussion, bien que toujours tendue, se déroula un peu mieux. Arline Carett obtint la somme de 5000 Telons, ce qui lui permettrait de vivre bien pendant deux année au moins. Le salaire qu'elle recevait de Swensson était de 300 Telons mensuels, ce qui lui faisait un revenu annuels de 2400 [l'année Nedéenne comptant 8 mois de 36 (été) et 37 (hiver) jours, jours de 30 heures chacun et répartis en 29 décades + les 2 jours du 1er et dernier jour de l'an! Ce qui nous amène à une révolution annuelle équivalente à celle de la Terre...].
Malgré cet apport important aux arguments de l'avocat, Arline hésita plusieurs fois encore avant de parler de ce qu'elle faisait au service de Swensson. Elle ne dévoila tout d'abord rien de très précis. Ce n'est que lorsque son fils décida de quitter la pièce pour aller se détendre que l'infirmière parla le plus librement.
_ Il y a certaines choses que je ne voulais pas dire devant Filb. Je vous prie de bien vouloir m'en excuser.
D'un geste de la main, Leckanof balaya ses excuses et l'invita à continuer rapidement.
_ Ce que je vais vous dire maintenant va surement vous paraitre étrange, pourtant Swensson y attachait beaucoup d'importance. Il s'agit d'une naïade héléade, c'est à dire une naïade des marais.
_ Quoi? C'est pour ça que je vous ai payé 5000 Telons? Parlez moi d'autres choses, s'il vous plait, râla l'avocat offusqué.
_ Comme vous voulez. Je tiens juste à préciser que cette chose à tuer plusieurs Protecteurs et que Swensson l'associait à son projet le plus important. Mais soit, c'est votre choix, fit remarquer Arline. Peut être que les travaux de Krolm vous intéresseront plus. Ce jeune assistant du docteur Swensson dont je vous ai déjà parlé travaillait presque toujours au sous-sol et je n'y suis jamais entrée. Cependant je peux vous assurez qu'il y faisait du bon travail. Il y a par exemple trouvé un produit qui accroit considérablement les sensibilités de nos cinq sens. Mais ce produit n'était qu'au stade expérimental je crois.
_ C'est très bien tout ça, mais se pourrait il qu'il reste des traces de ces recherches? s'impatienta Leckanof.
_ Ha ça, je n'en sais strictement rien. Cela dépend de l'explosion qui a ravagé la Rose des Vents.
Soupirant, Leckanof se dirigea vers la fenêtre de son bureau qui donnait sur un jardin magnifique, un jardin comme peu d'habitants de la capitale pouvait en admirer. Les arbres exotiques fleurissaient de partout, entourés d'une myriade de fleurs aux couleurs chatoyantes et aux odeurs légères. Une vingtaine de jardinier étaient quotidiennement chargé d'entretenir ce bijou végétal qui était l'un des plus grand plaisir de madame Leckanof.
_ Tout cela ne nous avance à rien, marmonna l'avocat en surveillant un jardinier ratisser une allée de gravier immaculé. Il n'y a rien de concret, rien d'utile. Ce n'est que du rêve. Ou de l'espoir. L'ivresse de l'espoir.
_ Je vous demande pardon?
_ Rien. Je reflechissais, riposta Leckanof. Avez vous encore quelque chose à me dire, ajouta t il après un petit silence. Quelque chose qui puisse m'aider un peu plus que les formules introuvables de Swensson et de ses assistants. Vous même vous êtes infirmière, pas chercheuse, alors que faisiez vous?
_ Il arrivait parfois que le docteur Swensson obtienne des autorisations pour faire des expériences sur des ... cobayes humains. Je devais veiller à leur bien être.
_ He bien voila. Enfin quelque chose d'intéressant, s'extasia Leckanof en se rasseyant dans son fauteuil. Pourquoi ne pas m'en avoir parler plus tôt.
_ Je crains que cela ne vous sois pas d'une grande utilité non plus, la plupart des cobayes étant actuellement morts, confia Arline.
Devant l'air hébété de Leckanof, elle se hata d'ajouter que ce n'était pas le cas de tous. L'avocat demandant comment contacter les survivants, Arline lui avoua encore que ces survivants ne présentait pas beaucoup d'intérêts, les travaux de Swensson sur eux n'étant pas des plus intéressant. Elle lui donna cependant une liste de noms et d'adresses, ainsi que les raisons de leurs passages à la Rose des vents. Puis après quelques instant de reflexion supplémentaire, elle parla de Rhys.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Sam 10 Fév - 0:32

Aliocha s'instala face aux écrans de la salle de vidéo-conférence sur lesquels apparaissaient le général Elioches et Chass Bridqes. Le général, vieil officier de carrière ventripotent à la face ingrate et grasse, semblait mécontent d'avoir été dérangé. Hostile à la nomination subite du nouveau Patron du Service Protection et Sécurité qu'était Aliocha, il n'avait cependant pas d'autre choix que de collaborer. Chass Bridqes, lui, était un fidèle d'Aliocha mis en place peu avant sa nomination. Le bâtard comptait sur lui pour surveiller le général des Protecteurs.
_ Messieurs, je vous ai demandé pour une affaire nécessitant la plus entière discression. Il vous faudra utiliser uniquement des hommes de confiance et le moins possible.
_ De quoi s'agit il exactement, l'interrompit le général.
_ D'un espion, répondit Aliocha sans s'émouvoir de la réaction d'Elioches.
_ D'où sort il? demanda Chass Bridqes conscient que le service des Frappes Secrètes n'était pas appelé pour rien.
_ De chez nous malheureusement. Un espion très doué en service sur Yalni. Mis en place par mon prédécesseur dont il était un ami. Il est particulièrement remonté contre moi et m'accuse d'avoir délibérement assassiné Delaig pour prendre sa place.
Le général ne put retenir un petit gloussement et un rictus se forma sur ses levres. Bridqes sourit également. Que le Patron soit si honnête avec eux cachait quelque chose, mais cela ne l'empecherait pas d'accomplir parfaitement sa mission. Quoi qu'ai fait Aliocha il le suivrait. Bridqes sentait confusement que ce gamin était exceptionnel. Il était l'avenir de l'Empire.
_ Quoi qu'il en soit je veux le retrouver, et vite, ajouta Aliocha, tirant le responsable du service FS de ses pensées. Vous avez carte blanche pour le retrouver. Général, vous placerez vos hommes à la disposition du service FS. Bridqes, tu mets tes meilleurs gars sur le coup. Je veux être tenu au courant de tout le plus vite possible. Je veux surtout être averti de l'intégralité des dommages colatéraux. Le service d'Informations Particulières se chargera de regler ces petits détails si importants pour le bon peuple, ironisa t il. Pour finir, je mets à votre disposition de nouvelles technologies mises au point par un ancien ami très intelligent mais qui a disparu aujourd'hui.
Repensant un instant à Swensson, Aliocha Djinns envoya des dossiers sur ces nouvelles technologies. Le premier dossier constitué avait pour nom RETORSE. A l'intérieur se trouvait le schéma d'une arme de la taille d'un avant-bras et les explications sur son utilisations et sur ses conséquences. L'arme consistait à annihiler les derniers souvenirs des victimes au moyen d'un flash ultra-puissant. Le flash était si intense que fermer les yeux ne servaient à rien. La durée des souvenirs détruits était relative à chaque personne. L'utilisateur de l'arme devait porter des lunettes de protection pour ne pas en subir les méfaits.
_ Plutôt interessant, marmonna Chass bridqes.
_ Mais très dangereux également, l'effet étant incontrolable, fit remarquer Aliocha.
Le second dossier, déjà ouvert par le général Protecteur, présentait un robot d'environ un metre cube, rectangulaire, muni d'un long bras détecteur. Appelé MUVHARD, ce robot possédait la particularité d'analyser l'intégralité de son environnement animal ou végétal, minéral ou organique. Rien, pas même la composition de l'air et l'intensité lumineuse ne lui échappait. En théorie, car comme le précisaient les conclusions le Muvhard n'avait jamais vécu qu'en laboratoire. Il s'agirait donc de sa première sortie.
_ Et si on casse le jouet, quelles seront les conséquences? demanda Elioches d'un air bouguon.
_ Si le jouet éprouve des dificultés ce n'est pas grave. Mais si par maladresse l'un de vous endommage ce bijou, il se souviendra de moi longtemps et la mort sera préférable pour lui plutôt que de se représenter devant moi.
_ Et ça, ça correspond à quoi? interrogea Bridqes en regardant le troisième et dernier dossier sur son écran.
_ Il s'agit d'un prototype amélioré ou plutôt combiné de lunettes infrarouges et d'un lecteur de puce d'identité. C'est à dire que vous pouvez tout savoir sur ceux que vous croisez sans qu'ils le sachent. La totalité du lecteur de puce se trouve dans les branches et les données de la puce s'affichent sur les verres à l'endroit précis de la puce. Les passants verront un homme à lunette et n'y feront pas attention, c'est donc parfait pour retrouver un homme qui se cache. Il y a cependant une limite, c'est la portée qui est seulement de 70 metres. Et lorsque que plusieurs personnes sont groupées, il est parfois difficiles de lire les noms.
_ Je vois qu'il n'y en a que dix exemplaires, fit remarquer Bridqes.
_ Oui, mais j'ai tous les plans en ma possession. J'en ferai faire d'autres sans probleme.
_ He bien, je crois que notre réunion s'achève, ajouta Bridqes. Nous n'allons pas vous retenir plus longtemps monsieur, dit il en s'adressant à Aliocha. De notre coté, nous allons nous mettre immédiatement au travail.
Acquiescant, Aliocha coupa la communication après avoir rappeler aux deux hommes de le tenir informé le plus vite possible.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Jeu 15 Fév - 16:24

Après avoir laisser repartir Arline Carett, Leckanof appela immédiatement l'un de ses hommes les plus fidèles, espion au sein du Service Protection et Sécurité d'Aliocha. Leckanof avait réussi à placer adroitement ses pions dans tout le système et obtenait ainsi de façon régulière des informations inconnues des élites de l'Empire. Le Bazileus lui même ne connaissait pas toujours ce que savait les hommes de Leckanof. Celui qu'il appelait n'était pas l'un des mieux placé, mais peut être avait il participé à l'action menée contre la Rose des Vents ou aux évènements qui avaient suivis. Mais Leckanof n'était pas au bout de ses surprises. Car ce ne fut pas son espion qui répondit, mais une voix bien plus sensuelle et féminine qui lui fit tout ce qu'elle pouvait pour le retenir, mais l'avocat connaissait le piege. Le service PS était capable de trouver d'où venait la communication en moins de 30 secondes. Pour ne pas risquer d'être pris, Leckanof avait pour habitude de raccrocher avant 20 secondes en cas de doute. Cette fois, il coupa la communication encore plus vite. L'espion avait été repéré.
°Il ne faut pas que cet abruti parle. J'espere qu'il n'a pas oublié sa dent creuse ... ° songeait Leckanof en essayant de joindre un deuxième homme, lui aussi au service PS. Mais le résultat fut le même, avec cependant une voix différente qui lui promit de le trouver et de lui faire payer sa traitrise.
Jugeant préférable de ne pas contacter d'autre membre de ce service, Leckanof appela un membre du service de Sécurité Maximum. Encore en vain. Il tenta ensuite le GIR (Groupe d'Intervention Rapide) et obtint enfin une réponse. Et ce qu'il apprit le laissa complètement sonné. Par reflexe il alluma son holoposte pour voir les dernières nouvelles. Rien de ce qu'il venait d'apprendre n'avait filtré. L'affrontement de la veille entre les Protecteurs et la clinique de la Rose des Vents avait été très brièvement relaté mais sans rien de précis. Alors que l'enjeu était de taille, la défaite troublante pour des services réputés de l'Empire et pour le nouveau Patron du service PS, ce dernier avait réussi à museler tous les médias. Personne ne savait rien de Swensson, ni de ses expériences. Le public ne saurait pas non plus qu'un destructeur dernier cri avait été volé par les évadés de la Rose des Vents, ni que ceux ci avaient vaincus la flotte lancée à leur poursuite. Personne ne pouvait avoir connaissance de ces informations et c'était une chance pour Leckanof de les connaitre. Une chance qu'il ne laisserait pas passer, songeait il.
Puis soudainement il décida de modifier le jeu auquel il jouait. Aliocha était un adversaire très intelligent et malgré sa défaite il ne s'était pas laisser faire; d'ici quelques jours il aurait peut être même transformer sa défaite en victoire, annonçant la destruction d'opposants au Bazileus.
°S'allier avec ce jeune homme pourrait être très avantageux°, pensa l'avocat. °Surtout si je lui apporte des espions sur un plateau... et puis rien ne m'empeche de conserver certains contacts plus secrets. Peu importe comment, j'obtiendrai plus de pouvoir. Sans oublier que ces abrutis de la Grande Révolution semblent m'apprécier. Peut être devrai-je ambitionner de diriger une autre planète°, imaginait il en souriant, se voyant déjà assis sur un trône entouré d'une multitude de courtisans serviles. °Mais avant, je dois entrer en contact avec ce gamin d'Aliocha et me faire accepter de lui, tout en lui montrant qu'il est plus doué que moi. Ainsi il se méfiera moins. La perte de mon réseau d'espion au sein de ses services sera un bon pretexte ! °
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MessageSujet: Re: Brouillon   Mar 20 Fév - 15:06

Depuis cinq jours que durait le voyage, le destructeur n'avait pas encore fait de pause. Toryon apprenait vite et bien le rôle de pilote de vaisseau, bien que diriger un destructeur seul soit difficile. Mais il lui manquait encore l'expérience des décollages et attérissages. C'est pour cela que Rhys venait de désenclencher l'hyperespace, afin d'approcher la planète verte qui se présentait maintenant devant eux.
_ Tu vas enfin pouvoir varier un peu les exercices, Toryon.
_ C'est pas trop tôt. Encore un peu et je deviens fou, plaisanta le jeune homme d'une voix lasse, tout en surveillant les différents ecrans devant lui. Les deux hommes se parlaient peu depuis le départ, comme s'ils se méfiaient encore l'un de l'autre. Pourtant aucun ne pensait à mal. La fatigue et le stress dans lesquels ils vivaient depuis leur fuite de Nede, la tristesse et la douleur d'avoir perdu Satyia, tout cela leur pesait et les rendait taciturnes. Rhys songeait sans cesse à leur but, la planète où il les menait et qui était un véritable havre de paix. Là bas ils pourraient vraiment se reposer.
_ Nous ne sommes pas seuls, remarqua Toryon en surveillant l'ecran radar. Plusieurs vaisseaux sont en orbite et il me semble qu'il y en a au sol.
Vérifiant ces informations, Rhys entreprit de s'écarter un peu afin d'avoir une meilleure vue, puis il plongea vers la planète.
_ Sans doute une expédition de chercheurs. Si on les évite, ils ne viendront peut être pas nous embêter, dit il sans convictions.
_ Nous recevons un message, annonça le Rebelle alors qu'un voyant jaune clignotant s'allumait sur l'holorécepteur.
Activant le message, Rhys vit apparaitre une femme marquée par l'âge et coincée dans une combinaison thermique. Elle se présenta comme la directrice de l'expédition Solusite 4, envoyée par la republique fridonne sur la planète Solus. L'hologramme précisant que ceci était un message enregistré et qu'il était souhaitable de prendre contact avec le vaisseau qui avait envoyé cette annonce, Rhys jura, mais décida d'obtempérer. Il enregistra un message bref dans lequel il ne se présentait pas, ni n'annonçait les raisons de leur passage. Il signala uniquement que son vaisseau allait s'écarter de l'expédition et se poser sur la planète sans chercher à prendre contact avec eux.
Amorçant la descente vers la planète, Rhys fut étonné de voir un nouveau voyant s'allumer. Celui ci était bleu. Une connexion en directe donc et non plus un simple message enregistré. Le cyborg appuya dessus et vit apparaitre un homme cette fois. Le visage masqué de son interlocuteur ne permit pas à Rhys d'étudier ses traits ni les sentiments qui pouvaient l'agiter. Enveloppé dans un grand manteau de pourpre bordé de fil d'or, l'individu semblait important. Il parla d'une voix électronique.
_ Bonjour visiteur. Nous avons reçu votre message. Nous refusons de vous laisser attérir. Nous voulons savoir qui vous êtes et pourquoi vous êtes ici. Nos vaisseaux sont déjà partis vers vous. Ils vous accompagneront ou vous detruieront. Je suis le Commandeur de cette flotte d'escorte.
Un sourire sur les levres, Rhys apaisa les craintes de Toryon d'un geste que l'hologramme ne pouvait pas remarquer. Puis il se tourna vers le projecteur et leva les mains en signe de paix.
_ Nous n'avons que des intentions pacifiques et ne voulons pas perturber votre expédition, aussi avons nous décider de nous écarter. Nous ne sommes pas une menace, mais nous ne tenons pas à nous faire connaitre. Certaines personnes n'ont pas à savoir que nous sommes ici.
_ Réponse insatisfaisant, répondit l'homme masqué. Nous ne sommes pas tolérants. Décliner votre identité.
_ Je ne tiens pas à me répéter longtemps et je n'ai aucune envie de jouer à ce petit jeu, alors je vais être clair : laissez nous et tout ira bien. Vos menaces vous pouvez les ravaler, nous savons nous battre. Si vous ne faites pas faire demi-tour à vos amis nous les accueilleront avec autres choses que des fleurs. Le message est bien passé cette fois ? ... Ha et un dernier mot : avant de demander notre identité, faudrait penser à jouer à visage découvert, persifla le cyborg avec un rictus.
L'image du Commandeur s'anima un instant, comme si la dernière phrase de Rhys avait provoqué le rire de son adversaire, mais aucun son ne sortit de sa gorge. Les deux fuyards entendirent bien quelques murmures en bruit de fond, mais rien de plus.
_ Je crains de ne pas pouvoir. Ce masque cache l'horreur. Un accident. Ma voix n'est pas vraie non plus. Etes vous satisfait ?
_ J'ignore encore votre nom, fit remarquer Rhys alors que Toryon lui faisait signe de regarder l'écran radar. Six points de tailles inégales s'approchaient du destructeur.
_ Commandeur Ethrymolain Restralaveg, Prince de Lliaënot et Héritier du Trône de Jade, Souverain des colonies d'Urmus, Claz et Vtela, Résident et Pair du Conseil des non-engagées, actuellement au service de la République de Fridon comme Conseiller d'expédition et Responsable d'escorte de la Mission Solusite 4.
Abasourdit par le nom de son interlocuteur plus que par la longue liste des titres du personnage, Rhys resta figé quelques secondes. Cela n'échappa pas au Commandeur qui fit un mouvement d'humeur. Mais il n'ajouta rien de plus. Rhys répondit alors d'une voix enjouée.
_ Alors je crois que ce n'est pas la peine de se battre, même si cela m'aurait fait bien plaisir. J'en aurai davantage à discuter avec un ancien ami du trio infernal... si les choses n'ont pas trop changées, glissa t il en hésitant tout de même un peu.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Jeu 1 Mar - 2:00

La réponse se faisant attendre, Rhys mis le bouclier en puissance maximum et mis le destructeur face aux vaisseaux arrivants. Toryon demeurait là, surpris de la demande de Rhys et encore plus de sa réaction contradictoire, sans oublié la personnalité étonnante du personnage de pourpre.
_ Avant de discuter, veuillez décliner vos noms et votre ordre de mission, répondit enfin la voix électronique.
Les yeux grand ouverts Rhys laissa également un instant avant de répondre d'une voix dans laquelle perçait une pointe de colère.
_ Je n'ai pas pour habitude de répondre sous la menace ... Commandeur. Faites revenir vos vaisseaux et nous pourrons satisfaire votre demande.
_ Négatif.
_ Vas au diable Ethy, tu sais bien que je ne suis pas du genre à me laisser marcher sur les pieds, explosa le cyborg.
Des ricanements fusèrent derrière le commandeur, mais celui-ci les fit taire d'un geste autoritaire. Puis il répondit en articulant calmement.
_ Tu as toujours sous-estimé les autres Rhys. Et tu n'as pas changé on dirait. Désolé.
Puis l'image fut coupée sans attendre la réponse.
Toryon se redressa brusquement l'air désemparé, tout en regardant l'image radar, et se rapprocha de Rhys.
_ Tu crois sérieusement qu'on peut résister à six adversaires encore une fois ? Nous n'avons plus d'arme surprise cette fois et le gars en rouge semble bien te connaitre ...
_ Et moi je le connais très bien aussi, sourit Rhys les yeux pétillants de malice. Nous allons bien nous amuser je crois.
_ Qu'est-ce que tu racontes ? T'as déraillé ou quoi ? dit Toryon d'une voix blanche en palissant à vue d'oeil.
Sans plus l'écouter Rhys plaça ses mains sur les commandes du destructeur et le fit descendre encore plus bas vers le sol sombre de Solus, derrière les pics d'une montagne. Au loin, ils pouvaient apercevoir les vaisseaux ennemis arriver en formation serrée, alors qu'eux même n'étaient plus visibles que difficilement. De plus le sol était chaud et les radars thermiques des mercenaires de Fridon ne pouvaient certainement plus le detecter puisque leur principaux moteurs étaient au minimum pour simplement se maintenir immobile. Rhys expliqua tout ça à Toryon alors que les six vaisseaux ennemis se rapprochaient du sol pour mieux voir. L'un d'eux, un chasseur lourd, plongea soudain comme un charognard sur un cadavre et Rhys le perdit de vue.
_ En voila un qui sait jouer, se dit le cyborg.
_ Ils vont passer juste au dessus de nous. Qu'est-ce qu'on fait ? demanda Toryon qui reprenait des couleurs à l'idée de pouvoir faire autre chose que ne rien faire.
_ Toi tu t'occupes des canons à ions, comme contre la flotte Nedeienne. Sauf que cette fois tu ne t'occupes que de l'arrière. Le chasseur qui a disparu va essayer de nous coincer par derrière. Je veux aussi que tu me decrives tout ce que tu verras : son armement, sa puissance de feu, les dégâts qu'il va subir et les autres vaisseaux si certains entrent dans ton champ de vision.
Tout en parlant, Rhys poussa différents boutons. Aussitôt les réacteurs rugirent et le destructeur s'envola dans le ciel. Devant eux la réaction des 5 vaisseaux de la république fridonne fut immédiate : ils se séparèrent. Un continua tout droit, deux partirent à gauche et les deux derniers décrochèrent sur la droite, se laissant descendre vers le sol et devenant ainsi les plus dangereux pour le destructeur, le dessous des vaisseaux étant le moins bien protégé.
Rhys avait déjà anticipé cette fuite vers le bas et leur tomba dessus, précédé par de nombreux tirs de plasma. Les deux vaisseaux furent touchés à l'arrière, au niveau des réacteurs qui explosèrent dans une gerbe de flammes et de morceaux de métal. Le premier réussit à redresser un peu sa chute et tomba au sol sur le ventre, sur un plateau rocheux. Mais le deuxième s'écrasa violemment sur le flanc d'une montagne. Sans plus s'occuper d'eux, Rhys fila droit devant lui au ras du sol, fuyant devant les trois autres ennemis qui s'étaient rejoints. Le chasseur lourd n'avait pas reparu.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Ven 2 Mar - 4:03

_ Rhys, j'ai trois vaisseaux en vue, prévint Toryon depuis son poste de tir. Et bravo pour les deux que tu as abattus, même s'ils ne semblent pas trop amochés.
Le sourire de Rhys s'agrandit.
_ Je ne veux pas les tuer. J'essaie même d'éviter ça, répondit il.
_ Pourquoi ? s'étonna Toryon, qui ajouta aussitôt: les trois que je vois se mettent en ligne.
_ Ils veulent nous intercepter, mais je doute qu'ils cherchent à nous tuer, cela ne leur servirait à rien, dit il alors qu'un "bip" sonore retentit en même temps qu'une lumière d'alarme s'aluma.
Rhys entendit également un cri étouffé de Toryon suivit d'une bordée d'injures.
_ Bah merde Rhys, je vois bien que ces enfoirés ne veulent pas nous tuer. Et les six putains de missiles qu'ils envoient c'est surement pour s'amuser. Ils veulent juste assister à un joli feu d'artifice avec nos petites carcasses à l'interieur. C'est vrai quoi, bordel, ça pourrait être joli. Dommage que je ne puisse pas voir tout ça, hurla Toryon dans son casque.
Ayant perdu tout sourire Rhys s'éleva davantage dans le ciel désespérement. L'écran d'alerte indiquait : 1 minute avant impact, alors que le radar affichait six petits points rouges se rapprochant rapidement. Au loin, un reflet attira l'oeil du cyborg qui analysait tout ce qu'il voyait. Montant d'avantage encore, Rhys demanda à l'ordinateur de bord de lui decrire ce qu'il voyait au sol.
50 secondes.
La voix de Toryon qui continuait de crier dans son oreille et toujours ce reflet, source d'espoir à l'horizon.
_ Toryon calmes toi, j'ai encore le controle du vaisseau ! Je vais surement avoir besoin de toi, alors calmes toi. T'as 10 secondes pour ça, vociféra Rhys en surveillant l'ordinateur lui annonçant un sol de plus en plus chaud.
40 secondes.
C'était un lac. Ce ne pouvait qu'être un lac sur lequel scintillaient les rayons du soleil. L'ordinateur le lui confirmait d'ailleurs, mais avec un petit plus : sources chaudes.
_ Ca explique la chaleur du sol, murmura Rhys pour lui même. Et ça à l'air d'être vraiment très chaud, ajouta t il en surveillant l'écran de l'ordinateur.
_ Qu'est-ce que tu racontes ? interrogea Toryon toujours aussi inquiet.
30 secondes.
_ Je balance des leurres, répondit il en enfonçant une touche.
Juste après il entendit plusieurs explosions derrière le destructeur et deux points disparurent de l'écran radar, alors que la tache des sources chaudes grandissait rapidement dans son champ de vision.
_ Rhys il en reste encore quatre, signala le Rebelle la gorge serrée, je peux même les voir.
Alors qu'il finissait sa phrase, Rhys plongea encore une fois vers le sol, mais cette fois il sentait la sueur lui couler le long du dos et un certain engourdissement se répandait dans son bras gauche. Les trois vaisseaux ennemis le suivirent.
20 secondes.
Le destructeur se rétablit tout juste à 20 metres de la surface du lac. Puis il descendit encore à 10 metres, laissant un profond sillon sur la surface limpide. Derrière lui trois missiles plongèrent, brusquement attirés par la chaleur des eaux bouillonantes et créèrent un gigantesque mur d'eau en explosant à son contact. Les vaisseaux ennemis s'écartèrent en catastrophe pour éviter l'accident.
10 secondes.
_ Rhyyyys ... il en reste un !
_ Ta gueule et tires sur le sol. La chaleur des explosions attirera peut être ce foutu missile, tonna le cyborg en faisant exploser un paroi rocheuse se dressant sur la droite du vaisseau et décrochant soudain sur la gauche.
5 secondes.
L'alarme s'éteignit. L'écran d'alerte indiquait : missile évité, avant même que le dernier engin n'aille s'exploser au sol, droit devant lui.
_ Youhooouuuuu ... on est vivant, s'époumonait Toryon. Ca a marché ! T'es génial Rhys, t'es génial. J'ai jamais vu un pilote aussi doué. Franchement t'as été excellent ...
_ Ouais, ça a été chaud, réagit il. Mais je ne comprends pas pourquoi ce missile est partit tout droit ... A moins que l'explosion des autres n'ait abimé son capteur thermique ou sa direction.
_ On s'en fout. On est vivant, gars. Vivants. Tu comprends ce que ça veut dire ?
Marquant une petite pause, Rhys répondit d'une voix beaucoup plus calme, presque froide.
_ Oui. Ca veut dire qu'on encore du monde à combattre !
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MessageSujet: Re: Brouillon   Ven 2 Mar - 22:28

Aussitôt il remit le vaisseau face aux trois vaisseaux fridons et remonta à 100 metres. Il constata alors qu'il restait un destructeur et deux chasseurs légers. Le premier possédait donc une puissance de feu quasiment équivalente à la leur, mais tout de même inférieur puisque le destructeur volé sur Nede était un prototype d'un genre révolutionnaire. Les deux chasseurs, eux, se distinguaient par leur conduite souple et légère, sans pour autant être plus facile à piloter. Un bon pilote à bord d'un chasseur léger pouvait parvenir à vaincre un destructeur, mais les risques étaient énormes. Le moindre tir du destructeur pouvait détruire la moitié d'un chasseur léger, celui ci étant relativement petit. C'est pour ces raisons que ces vaisseaux ne transportait jamais plus de trois hommes, tous occupés par le vol. Rhys se demandait comment faire pour abattre ces vaisseaux sans les détruire lorsque sa radio grésilla, le prévenant d'un contact extérieur. Il accepta la communication en surveillant la formation défensive de l'ennemi.
_ Bravo l'intru, tu t'es plutôt bien débrouillé avec tous ces missiles lancés sur toi. Nous voulions te féliciter avant de t'abattre, résonna une voix joyeuse. On peut dire que c'est agréable de se battre contre des gars comme toi.
_ J'accepte vos félicitations, chasseurs. Mais ne brûlez pas mon vaisseau avant de l'avoir touché.
_ Le Commandeur propose pour la dernière fois que vous vous rendiez à nous. Si vous acceptez nous vous escorterons jusqu'à la base où vous serez pris en charge par la sécurité... et sinon, c'est à la vie, à la mort.
_ Alors saluez vos ancètres de ma part, répondit Rhys en s'élevant vers les trois vaisseaux adverses. Il tira immédiatement sur le destructeur, sachant que ces coups ne seraient pas fatales. Il voulait seulement les prévenir que le combat reprenait.
La réponse ne se fit pas attendre et le destructeur partir droit devant lui, passant derrière Rhys. Les deux chasseurs légers partirent chacun sur un coté et après un virage en épingle revinrent en piquet sur Rhys, qui dégagea rapidement sur la gauche cherchant à éviter de revenir vers les montagnes se dressant devant lui.
Une explosion toute proche fit trembler le destructeur alors que Rhys ne s'y attendait pas et un voyant lumineux disparut du radar. Toryon se vanta immédiatement d'avoir abattu l'un des chasseurs d'un seul tir au but au moment où ils se croisaient dans la manoeuvre. Il rassura Rhys aussitôt : il avait visé l'arrière. Mais il n'avait pas vu la chute et ne pouvait l'assurer que l'attérissage n'avait pas été trop brutal. Cependant la réponse du cyborg laissa le jeune homme perplexe :
_ Peu importe maintenant. Ils ne jouent plus et vont tout faire pour nous tuer. Notre seule chance est de faire pareil, assura t il en s'envolant très haut pour y faire un brusque crochet et redescendre tel un oiseau de proie sur le deuxième chasseur léger qui explosa intégralement sous la pluie de plasma que fit pleuvoir Rhys.
Apercevant le destructeur ennemi arrivant face à lui, Rhys stoppa les réacteurs du vaisseau en descente faible et signala à Toryon de se tenir prêt à tirer sur l'adversaire qui arrivait d'avant en arrière. Le vaisseau Fridon, surpris, prit cependant le temps d'ajuster ses tirs, sans réaliser que Rhys faisait de même. Dès que les deux destructeurs furent assez proches, Rhys vida les tubes de plasma et les reserves de laser, tous les canons étant pointés d'avance dans la direction approximative du vaisseau adverse. Alors que l'autre en faisait de même mais voyait tous ses tirs diminués par le bouclier résistant du nouveau prototype de destructeur, Rhys prévint Toryon que c'était son tour de jouer. Ce qu'il fit à merveille, dès que le Fridon passa au dessus de lui. Le jeune homme tira sans répit tout en essayant de viser le centre du destructeur fridon, à l'endroit des reserves de carburant. Le bouclier fut réduit à néant et les derniers tirs de Toryon causèrent un énorme trou dans la carcasse de l'adversaire. Les réacteurs de ce dernier cessèrent rapidement de fonctionner et le vaisseau plongea subitement vers le sol dans une chute mortelle.
Réaparaissant dans la salle des commandes, Toryon exultait déjà à l'idée de voir l'adversaire s'écraser au sol. Rhys avait remis le destructeur volé en marche et suivait l'autre destructeur quand soudain ils sentirent tous les deux le vaisseau trembler sous leurs pieds. Un bruit assourdissant et brutal les assourdit un moment. De multiples alarmes s'allumèrent. Toryon qui arrivait en courant fut projetté contre un mur. Un second choc survint presque immédiatement, tout aussi violent que le premier. Des flammes jaillirent sur l'avant du vaisseau. Face à Rhys il n'y avait plus qu'une nuée de clignotants rouges. Du coin de l'oeil, celui-ci apperçut le corps de Toryon roulant contre un autre mur, laissant une trainée rouge sur son passage.
Réagissant sans refléchir, suivant son instinct de pilote, Rhys laissa le vaisseau redescendre sur la droite, changeant immédiatement de route pour éviter de nouveau dégats. Puis il fit un rapide check-up visuel : les armes arrières étaient entièrement détruites. La moitié des réservoirs étaient crevés. La direction était endommagé, comme il pouvait le constater en pilotant le vaisseau. Le feu se propageait à l'arrière, vers les reserves de munition. D'un geste, Rhys ferma toutes les portes de sécurité, isolant le feu. Puis il actionna les extincteurs qui noyèrent les flammes sous un nuage de mousse. Puis reprenant le contrôle du vaiseau, il remonta sur la gauche en opérant un tour complet pour repérer l'adversaire invisible.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Lun 5 Mar - 4:11

Il vit alors passer sous son nez un chasseur lourd qui semblait le narguer. Rhys jura, mécontent d'avoir oublier cet ultime adversaire. Il ne faisait aucun doute que le chasseur avait profité des combats précédents de Rhys pour comprendre que le tirer alors qu'il était immobile ne servait pas à grand chose. De plus il avait réussi à ne pas se faire repérer par le radar, sans doute grâce à un nouveau métal avec lequel était fabriqué sa coque. Il s'était fait oublié et était revenu en douceur, pendant les combats, et avait surgit au moment le plus opportun, celui où Rhys et Toryon ne songeait plus à lui.
Rhys ne décolèrait pas de s'être ainsi fait avoir. Il devait abattre ce chasseur lourd qui le narguait ... et en même temps il pensait à Toryon qui agonisait peut être derrière lui. Mais abandonner les commandes quelques instants était insensé. Alors qu'il hésitait encore encore un peu, en sachant que son orgueil de pilote allait l'emporter, sa radio grésilla :
_ Alors marcheur, tu n'as pas vu que tu étais sur une voie rapide ? railla une voix jeune et chantante.
_ Que la terre t'emporte et que les étoiles te brûlent. Je te jure que l'un de nous deux ne verra pas la fin de cette journée, répliqua Rhys d'une voix glaciale. Tu as peut être tué mon ami. Je ne pardonnerai jamais ce que tu viens de faire.
_ Hey, c'est le jeu, toto. Faut savoir dans quoi on s'aventure en montant dans un vaisseau. Sinon faut prendre un taxi, répondit le pilote du chasseur lourd en faisant virevolter son vaisseau à portée de tir du destructeur.
_ Le taxi te salue.
Rhys s'écarta légèrement pour reprendre entièrement le contrôle de lui-même. Ce n'était pas la première fois qu'il pilotait un vaisseau abimé. Ni son premier combat dans ses conditions. Du fond de sa mémoire de nombreux combats remontaient, des combats qu'il croyait oubliés. Les entrainements en conditions réels de l'Ecole de l'Elite Spatiale aux cotés de Coront et d'Ethrymolain. Ethrymolain, le Commandeur. Celui qui avait envoyé ce pilote.
Chassant ces pensées, Rhys se reconcentra sur le combat qui approchait. Il devait plonger dans ce combat comme il l'avait toujours fait. Frôler la mort pour mieux aimer la vie. Moments de vie lui rappelant qu'il n'était rien ... et tout en même temps. Maitre et vainqueur une seconde, peut être mort et oublié la suivante.
_ Il approche, marmonna Rhys pour lui même. Il vient vers moi ... he bien, je vais lui offrir le baiser de la mort.
Le destructeur s'arrêta dans les airs, immobile au dessus des quelques volutes de nuages qui venaient d'apparaitre. Puis il tomba, lentement d'abord, puis de plus en plus vite, dans une course folle, sucidaire. Mon dernier voyage songea le cyborg en réctifiant de quelques degrés la chute du destructeur. Pour obliger le chasseur à venir à sa rencontre, Rhys l'entoura d'une myriade de tirs divers. Toutes les reserves de munitions y passaient. Ces réserves que le feu avait failli détruire...

L'image de ce vaisseau approchant lui faisait mal à la tête. Le temps était si long à s'écouler. Chaque image, chaque seconde semblait durer une éternité. Et puis cette impression de déjà vu. Tout lui semblait irréel. Sa vue n'était plus très nette. Etait il toujours dans le destructeur ? Etait il seulement en vie ? Et quelle était cette voix qu'il entendait derrière lui ? ...
Son esprit était trop lent et il ne comprennait pas. Et soudain la douleur qui l'assaillait. Le flash aveuglant. L'explosion. Le bruit. L'odeur. Le choc. Le sang ... Tout s'emmêlait confusément et Rhys perdit tout contact avec la réalité pour resombrer encore une fois dans le noir et l'obscurité de l'incertitude.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Jeu 22 Mar - 19:37

Aliocha entra pour la première fois dans le bureau de Slidaiim Leckanof. L'avocat insistait depuis plusieurs jours pour le rencontrer et avait refuser de se déplacer. Il voulait donner des informations importantes, disait il. Il n'avait cependant rien dit de plus, sinon qu'il ne parlerait qu'à Aliocha en personne. Celui-ci connaissant le rôle important de l'avocat avait finit par accepté, tout en esperant prendre cet homme dans ses filets. C'est pourquoi il se retrouvait maintenant face à Leckanof, tout en pensant à la chasse à l'homme qu'il avait lancé au trousse de Slapes et qui n'avait pas beaucoup progressé depuis une semaine.
_ Bonjour Aliocha ... vous permettez que je vous appelle ainsi, n'est-ce pas. Vous pourriez être mon fils et ...
_ Qu'avez vous d'important à me dire, l'interrompit le bâtard du Bazileus d'une voix sèche en s'aseyant dans un fauteuil à grand dossier.
Surpris par la voix cassante de son interlocuteur, mais n'en laissant rien paraitre, Leckanof poussa une petite assiette d'amuse-gueule vers Aliocha avec un clin d'oeil gourmand.
_ Il se trouve que mon travail et mes compétences me donnent souvent l'occasion d'obtenir des renseignements importants ... et j'aimerai vous en faire partager les ... avantages, dit il avec un grand sourire.
_ Pourquoi ? répliqua brusquement le chef du SPS. Ces informations ne datent surement pas de cette semaine, alors pourquoi vouloir mes les communiquer ?
_ Ne serait-ce pas dans notre intérêt commun de ...
_ Quel est votre intérêt dans l'histoire ? le coupa Aliocha. Puis sentant une hésitation de la part de l'avocat, il prit une voix plus posée, moins dure. Sledaiim ! Vous permettez que je vous appelle ainsi, ironisa t il alors que l'autre acquiescait en souriant à moitié, Sledaiim, il est évident que vous êtes motivé par un évenement récent qui vous pousse à me donner des informations. J'aimerai savoir de quel évenement il s'agit et surtout j'aimerai savoir si vous allez seulement m'aider un peu ... ou si vous allez travailler pour moi. Puis je vous faire confiance ? Ou dois je vérifier tout ce que vous me direz ?
_ Cela dépendra de la confiance que je pourrai placer en vous. C'est un échange à double sens sinon l'un de nous sera lésé et notre ... nos visites risqueraient de s'interrompre.
_ Vous devez être bien sûr de vous pour me proposer un tel chantage. Mais je vous vous prouver ma bonne foi, ricana Aliocha en engloutissant une petite crème. Je vais commencer par ce que vous savez : l'anéantissement de votre réseau d'espions au sein de mes différents services. Un seul de vos pions a réussi à se suicider, tous les autres sont tombés entre mes mains et deux sont encore en vie, se réjouit il en voyant le visage de Leckanof se décomposer sous ses yeux. Mais je vous en prie, servez vous, insista t il repoussant l'assiette vers Leckanof avec un grand sourire aimable. Je crois que vous devriez manger un morceau et vous installez bien confortablement dans votre fauteuil avant d'entendre la suite !
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MessageSujet: Re: Brouillon   Mar 10 Avr - 2:27

_ Que diriez vous de parler de vos relations avec les Rebelles ? Ou encore de votre connaissance parfaite du Yalnite ? En ce qui concerne les exploitations de deutérium de Lletars et de Hjabal, ce n'est pas la peine de mentionner ces petites fraudes. Tout comme les minéreaux disparus d'Allifast, de Hjiad et de Coils. Ha, j'oubliez un détail. Savez vous que l'esclave est toujours interdit sur notre chère planète, et ce depuis la colonisation ?
Un silence pesant s'installa dans le bureau, troublé seulement par le tic-tac d'une ancienne pendule, certainement obtenue au marché noir se dit Aliocha.
_ A vouloir jouer avec les allumettes on finit par se brûler mon ami. Vous m'avez fait perdre du temps ... mais vous pouvez encore vous rattraper je crois. Que faisait Arline Carett dans votre bureau il y a dix jours ? Où est elle maintenant ?
Le pressant de question, Aliocha se pencha davantage au dessus du bureau massif de l'avocat, le forçant à se reveiller, à sortir de la léthargie dans laquelle il été tombé en entendant les menaces du bâtard. Leckanof se leva alors, sans dire un mot, fit quelques pas jusqu'à un grand cadre doré et l'ota, sans se soucier des questions incessantes d'Aliocha qui s'était levé à son tour. Révélant un coffre-fort à combinaison digitale, l'avocat l'ouvrit et en sortit un dossier pas vraiment épais. Il referma ensuite soigneusement le coffre et fit une série de code complexe, alliant chiffres et confirmations digitales à répétitions. Tout cela en prenant son temps. Puis il reprit sa place, posa le dossier devant lui et croisa les mains dessus.
_ De tous les dossiers que vous avez pu apercevoir dans ce coffre, vous ne verrez que celui là, commence t il, aussitôt interrompu par Djinns.
_ Croyez vous sincerement que vous pourrez m'empecher de voir ce que je veux voir ? ricana t il, sûr de lui. Si je veux je ruine ta vie d'un claquement de doigt Leckanof et ...
_ Ce ne sera pas la peine, je vous assure, le coupa l'avocat d'une voix lente et menaçante. Vous avez déjà ruiné ma vie. Je sais perdre. Mais je ne le fais jamais sans embêter mes adversaires un minimum. Mon plaisir sera de savoir que vous ne pourrez rien tirer de moi. Tous mes dossiers sont maintenant détruits et j'ai fait ça sous vos yeux, sourit il. Mon coffre fut spécialement prévu pour stocker et detruire mes papiers importants le moment venu. Quant à moi, mon existence est arrivé à son terme, acheva t il en faisant une grimace.
Stupéfait, Aliocha le vit s'ecrouler d'un coup, foudroyé par le poison caché dans une dent qu'il venait d'absorber. Classique, mais toujours aussi efficace, songea til. Observant encore quelques minutes le corps sans vie de son adversaire, Djinns finit par prendre le dossier sorti par Leckanof au moment où la porte du bureau s'ouvrit derrière lui.
La secrétaire de l'avocat, accompagnée de deux armoires à glace, entrait le visage inquiet, prévenue par l'alarme qu'avait discrètement déclenché l'avocat avant de se suicider. Elle poussa un cri en voyant le cadavre de son employeur et, les yeux grands ouverts, recula jusqu'au mur, incapable de parler. Les deux vigiles restèrent immobiles, ne s'attendant pas à un tel accueil. Quant au Patron du Service Protection et Sécurité, il jugea le moment opportun pour s'eclipser sans demander son reste, sans oublier non plus d'emporter le dernier dossier de Slidaiim Leckanof.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Sam 28 Avr - 2:46

Slap Slapes se terrait dans ce quartier infâme depuis bientôt une semaine. Ne vivant presque plus, il était sans cesse aux aguets. Le moindre bruit le faisait sursauter. La moindre odeur inhabituelle le mettait en alerte. Il surveillait les visage de chaque personne qu'il croisait, sans laissait voir le sien. Il avait depuis longtemps jeté sa puce d'identité et l'avait remplacé par une vieille tellement habimée qu'elle en était illisible. Il couchait au milieu des poubelles, en compagnie de chiens errants, se nourrissait de ce qu'il pouvait voler aux pauvres gens des immeubles voisins. Les rues sales et malodorantes de ce quartier périphérique repoussaient quiconque n'y habitait pas. Même les malfrats en quette d'un coin isolé n'y mettait pas les pieds tellement l'air était lourd de maladies, de crasses et de décompositions. Les murs, autrefois rouge brique, avaient tous une teinte gris-noire sur laquelle de longues trainées encore plus sombre s'étendaient du sommet à la base.
Pourtant ce soir là, Slapes entendit un groupe d'enfants sales rire et faire des commentaires sur les hommes qui étaient passés dans leur appartement. Ils cherchaient quelque chose, ou quelqu'un comme le suggéra l'un d'eux qui les avait entendu se parler entre eux, dans un coin de couloir. Sûr d'être la cible de ces étrangers, Slapes décida d'agir cette fois. Il n'en pouvait plus de fuir et devait en savoir plus sur les recherches menées à son encontre.
C'est pourquoi ce soir là il était sorti du quartier que les soldats avaient trop vite parcouru et les avait suivi à la trace dans les autres quartiers voisins, à peine moins pauvre que celui qu'il avait quitté. Partout où ils passaient les gens parlaient d'eux, étonnés de voir d'autres hommes venir ici. Nul parmi ces braves gens ne devinait que ces inconnus étaient des hommes du Bazileus et en vérité cela ne les eut pas interessé d'avantage. Slapes se contentait d'écouter ce qui se disait, de loin, sans se montrer. C'est ainsi qu'il arriva sur les quais, ces anciens quais inutilisés depuis plus de cent ans et aux pieds desquels un mince filet d'eau coulant au milieu des detritus rappelait qu'autrefois coulait un grand fleuve à cet endroit.
Mais l'ancien espion ne faisait déjà plus attention au décor. Devant lui, à vingt metres à peine se tenait l'un de ceux qu'il cherchait. Celui-ci, sans aucune gêne se soulageait au milieu de la rue, comme un animal de compagnie songea Slapes. L'homme ne semblait pas du tout sur ses gardes et Slapes put s'approcher très près de lui. Lorsque le soldat se retourna, Slapes lui prit le couteau qu'il avait à la ceinture, lui mit une main sur la bouche et de l'autre lui posa la pointe du couteau sur la gorge.
_ Bonjour l'ami. Je crois que je n'ai pas besoin de me présenter, tu sais qui je suis n'est-ce pas ?
L'homme fit oui de la tête, les yeux écarquillés de peur.
_ Très bien, tu vas me dire où se trouvent ton groupe et comment vous me cherchez, dit il en enlevant sa main de la bouche du soldat.
_ Si je parle, je meurs, répondit celui-ci.
_ L'inverse est vrai aussi, mais surement de façon plus violente puisque je ne te laisserai pas le temps de te suicider... et tiens, je ne savais pas qu'on vous offrait des lunettes de soleil chez les FS.
Voyant le sourire méprisant de l'autre, Slapes comprit que cela devait être une nouveauté technologique surement testée pour le retrouver. Mais lorsqu'il demanda au soldat comment s'en servir celui ci se contenta de sourire encore. Puis Slapes eut l'impression que l'autre prenait alors sa respiration pour crier. Sans reflechir il enfonça le couteau dans la gorge du soldat de droite à gauche et tira d'un coup sec vers lui, ouvrant la gorge de son adversaire qui s'ecroula sans d'autre bruit que celui du sang qui coule. Ramassant les armes du mort, ses lunettes ainsi que sa radio, Slap Slapes quitta rapidement les lieux en replongeant dans l'obscurité d'une petite rue puante et glissante.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Dim 29 Avr - 3:00

Mais il n'alla pas bien loin, entendant des voix et des rires. Au bout de la rue, sur une petite place depuis longtemps désertée par les habitants et au milieu de laquelle trônait piteusement une fontaine assechée, deux hommes, deux soldats des Frappes Secrètes, discutaient tout en jetant régulièrement des coups d'oeil vers une rue parallèle à celle où se tenait l'ancien espion. Il attendait le retour de leur collègue, avec la certitude de ne pas être dérangé. Prenant le temps de reflechir, Slapes les observa un court moment avant de s'avancer au milieu de la rue. Courbé comme un vieillard, boitant légèrement, il trébucha volontairement pour attirer l'attention des deux soldats. L'arme qu'il avait subtilisé au mort se trouvait dans sa main droite et celle ci était cachée sans son manteau, comme s'il se tenait les cotes. L'arme était chargée avec des balles explosives, prête à servir.
_ He dis donc le vieillard qu'est-ce tu fous là? l'interpela le plus grand des deux hommes en s'approchant de lui. Et montre nous donc ta puce, ajouta t il en metant ses lunettes spéciales.
Slapes toussant et crachant comme un agonisant leva lentement la main gauche pour permettre à l'individu de constater la présence de sa puce d'identité.
_ Putain, ça fonctionne déjà plus c't engin, grogna le soldat en se retournant vers l'autre. Et Vlipes tu peux lire sa puce toi?
_ Nan.
_ Ma puce est vieille, murmura Slapes en s'étouffant à moitié, presque autant que moi, ajouta t il en soufflant avec bruit.
_ Pauvre vieux, rigola le soldat, je peux t'aider à soulager tes souffrances. Ca t'interesse? Je te préviens ça va être intense, dit il en s'approchant d'avantage de Slapes.
_ Arrêtes tes conneries Alles, c'est pas le moment de s'amuser.
_ Bah, le p'tit vieux a besoin qu'on s'occupe de lui et ...
Sans lui laisser le temps de finir sa phrase Slapes se redressa et lui plaqua l'arme sous le menton, appuyant instentanement sur la détente faisantnt exploser la tête du soldat sans d'autre bruit que le claquement de la gachette et l'eclatement du crane. Le mur le plus proche rougit instantanement dans un mélange de sang, de cervelle et d'éclat d'os. Braquant l'arme sur l'autre soldat, Slapes lui demanda de le suivre sans rien dire, le guidant vers la porte entrouverte d'une maison qui semblait encore solide, malgré le lierre gris grimpant le long des murs et s'infiltrant sous le toit.
Slapes entra le premier et lorsque ses yeux se furent habitués à l'obscurité il fit entrer l'homme des Frappes Secrètes et lui ordonna de se coucher au sol sans sortir du rectangle lumineux que formait le soleil entrant par la porte. Les mains sur la tête, le soldat se laissa fouiller sans rien dire, préferant obéir sagement en sentant le canon de l'arme sur sa tempe.
_ Brave bête, tu as compris qu'il ne fallait pas embêter le bon maitre sinon c'est les coups de batons, se moqua Slapes en lui caressant la tête lorsqu'il eut finit sa fouille et récupérer les armes et la radio de son prisonnier. Bon tu vas me dire où vous en êtes de vos recherches, quel est votre armement et vos ordres exacts. Tu penseras aussi à parler tout doucement, à rester poli et à faire tout ce que je te dis. Compris?
_ Compris!
_ Alors vas-y, dis moi ce que je veux savoir.
_ Va te faire voir.
_ Mauvaise réponse, répondit Slapes en faisant exploser le coude gauche du soldat qui ne put retenir un cri de douleur. Et en plus tu enfreins mes consignes, dommage pour toi.
Slapes posa l'arme qu'il tenait à la main et pris le couteau volé au premier mort. D'un coup de pied bien appliqué il ecrasa l'épaule droite du soldat, s'assurant qu'il ne pourrait plus se servir de ses bras, puis il le retourna, une lueur de folie dans le regard.
_ J'ai toujours su faire parler mes informateurs, ça fait partie de mon métier, dit il en posant la lame de son couteau au coin de l'oeil de son adversaire. Alors maintenant tu fermes ta geule ou je te torture pendant si longtemps et avec tant d'amour que demain soir, lorsque j'aurai fini, tu ne ressembleras même plus à un homme.
Le blessé baissa l'intensité de ses cris, sans pour autant réussir à se taire completement, annihilé par la douleur, son cerveau refusant d'obéir totalement. Il pleurait de douleur et de peur. Fermant les eux, se mordant les levres jusqu'à les faire eclater, il réussit peu à peu à ne plus laisser filtrer qu'un faible gémissement. Slapes se mit alors à lui poser des questions précises auxquelles l'homme pouvait répondre par oui ou par non, d'un simple mouvement de tête.
L'interrogatoire dura moins de cinq minutes. Lorsque Slapes sut l'essentiel de ce qu'il voulait savoir il acheva le soldat d'une balle explosive en pleine tête. Sans un regard pour le cadavre mutilé il sortit de la maison d'un pas décidé. Il devait rencontrer certaines personnes qui pourraient lui apporter un peu d'aide pour accomplir sa vengeance. Il le fallait pour venger son demi-frère, Cario Delaig.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Sam 26 Mai - 16:24

Toujours plongé dans l'obscurité la plus totale, Rhys sentit que quelque chose avait changé. Surement pas la lumière puisqu'il ne voyait rien. A moins qu'il ne sente la lumière?! Il sentait l'air sur sa peau, un frisson léger. Des murmures lointains atteignaient parfois ses oreilles, tout aussi attirants que les chants d'une sirène. Ces murmures innaudibles semblaient lui dire: "réveilles toi, tu es en sécurité maintenant. Nous sommes enfin réunis. N'aies pas peur. Réveilles toi." Mais Rhys ne trouvait pas le courage d'ouvrir les yeux. Pas encore. D'abord écouter cette douce musique qui parvenait à ses oreilles. Et profiter de la douce caresse du soleil sur sa peau, cette chaleur réconfortante qui lui annonçait la vie. "Peut être suis je mort, mais si c'est le cas il y a alors une vie après la mort. Je n'avais pas tort d'y croire" songeait il avec gourmandise. Tout semble calme, harmonieux, joyeux ... ça change. Et cette voix insistante qui lui disait de se réveiller...
°A qui appartient elle? Un homme. Il n'y a pas de doute sur ça. Et d'ailleurs pourquoi ce son électronique? C'est bien un être humain pourtant. Mais qui est il? Je ne perçois que du rouge lorsque je pense à lui... Un rouge vif, à la fois inquiétant et joyeux.°
_ Rhys, ouvre les yeux. Ne fais pas semblant de dormir, je vois bien que tu m'entends. Si tu te voyais. Ton oeil bouge dans tout les sens sous tes paupières. Fais un effort, ouvre au moins un oeil.
°J'essaie, mais je ne peux pas...°
_ Et voila que tu ouvres la bouche comme un poisson hors de l'eau. Si tu veux dire quelque chose ne te gênes pas, nous sommes seuls. Rien que toi et moi.
°Idiot, tu vois bien que je ne peux pas. Tu ne changeras donc jamais ... Ethy! Voila, j'ai trouvé°
_ Ethrymolain Restralaveg, le plus grand et le plus emmerdant des coéquipiers, dit Rhys en ouvrant les yeux. Je savais bien que je connaissais ... cette voix, acheva t il étonné de ne voir que du rouge autour de lui. Les murs, le plafond, les meubles, les lumières, le lit, les draps et même Ethrymolain masqué étaient rouges.
_ Bonjour Rhys. Je suis ravi de voir qu'une fois de plus tu as échappé à la mort. Et pourtant cette fois j'ai bien cru que tu y resterais.
Se reprenant, Rhys répondit machinalement :
_ Ho, j'ai vécu pire encore depuis la dernière fois qu'on s'est vu. D'ailleurs tu as pu voir que j'en ai gardé quelques sequelles, dit il en montrant ses jambes et son bras droit.
_ Oui, j'ai vu. C'est d'ailleurs très interessant. Une technologie extraordinaire faisant de toi un véritable cyborg. Presque inquiétant.
_ Aussi inquiétant que cet endroit est étouffant. Pourquoi tout est rouge comme ça? A moins que j'ai un problème de vue?! Et toi, pourquoi te caches tu derrière ce masque?
_ Non, tout est bien rouge. Regarde, tu verras que tes yeux fonctionnent bien, répondit Ethrymolain en otant son gant droit, révélant une forme noire au reflets oranges.
_ Merde, lacha simplement le cyborg.
_ Me voila au moins rassuré sur ta vue, ironisa l'homme masqué.
_ C'est quoi ça? C'est quoi cette voix de robot? C'est quoi tout ce décorum de fou?
_ C'est moi ... l'homme nouveau que je suis depuis mon acident... celui qui a couté la vie à Coront...
Le silence tomba soudainement dans la piece. Plus aucun bruit n'était perceptible. Les deux hommes semblaient s'être arrêtés de vivre. Ethrymolain s'était arrêté pour repenser à Coront, alors que Rhys restait bouche bée, surpris et atteré par la nouvelle. Leur ami commun, le 3e membre du trio infernal, Coront Strer-Bror était mort. Il n'était plus que deux et tous deux étaient diminués, meurtis par un accident qui aurait du les tuer.
_ Racontes moi, demanda alors Rhys, rompant le silence d'un murmure triste.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Dim 3 Juin - 18:10

_ Cela s'est passé il y a 8 mois. Tu avais alors disparu pour la deuxième fois et ce depuis déjà 5 mois plein. Pour tous les Révolutionnaires tu étais mort au combat... Coront et moi devions tester un vaisseau exceptionel, capable de prendre l'apparence grossière de n'importe quel autre vaisseau. A l'intérieur il n'y avait pas beaucoup de place et c'est pourquoi nous n'étions que tous les deux, Coront et moi. Le reste du vaisseau regorgeait de technologie ahurissante permettant de faire changer la forme du vaisseau ou de provoquer les illusions necessaire à son changement de peau. Tout a très bien fonctionné jusqu'à ce que nous rentrions dans l'atmosphère d'Ergild sous la forme d'un croiseur C-17-XR, comme prévu.
Trop prévisible surement. Nous avons toujours suivi les ordres et je suis sûr que c'est ce qui nous fut fatal... Le vaisseau s'est mis à vibrer comme jamais je n'avais senti. Tout l'electronique a foiré. Le bouclier s'est désactivé provoquant différentes explosions. Les pièces supplémentaire se sont détachées très vite. Le reste a fondu sous nos yeux alors que nous entrions dans la capsule de survie. Capsule qui ressemblait étrangement à notre cercueil. Une fois dedans rien ne fonctionnait non plus et nous nous sommes ecrasés au sol. L'ultime explosion a soufflé tout ce qui se trouvait autour sur plus d'une centaine de kilometres, créant un cratère de 10 kilometres de diametres. Je ne sais pas comment j'ai pu survivre. Je ne me souviens de rien après ça.
Je me suis réveillé 3 semaines plus tard à l'hôpital Révolutionnaire de Qualt, bandé comme une momie de l'Ancien Temps, branché de tous cotés comme un ordinateur de bord et aussi vivant qu'une braise à laquelle on a greffé un cerveau. J'avais perdu la vue, l'odorat et la parole, sans parler du toucher : ma peau n'était plus qu'un lointain souvenir. Il me rester l'ouïe... de quoi entendre les abrutis en blouses blanches qui proposaient de me débrancher ou de se servir de moi comme cobaye, ou encore de me transformer en croquettes pour chiens. Finalement j'ai réussi à bouger un bras, attirant leur attention. L'un d'eux m'a posé des questions auxquelles je répondais en bougeant le bras à droite ou à gauche. Ca a duré une éternité avant qu'ils ne se décide à me laisser une chance... Ils m'ont entièrement refait, mêlant tous leur savoir pour m'offrir une nouvelle vie. Ils m'ont remis de nouveaux yeux, volés à je ne sais qui. Ma voix est devenu celle d'un robot. Mon corps a été remodelé au maximum avant d'être coincé dans une carapace à la fois souple et solide. Je me nourris et me vide par sonde, une fois par semaine. Je vis caché derrière ce masque, imposant le respect à tous ceux qui m'entourent.
Ethrymolain fit une pause, surveillant la réaction de Rhys qui ne dit rien, figé dans une attitude d'écoute. Sentant qu'il ne réagirait pas avant d'avoir tout entendu il acheva.
_ Une fois remis sur pied, environ 5 mois après l'accident, j'ai décidé de prendre du recul avec la Grande Révolution. C'est ainsi que je me suis retrouvé au service de la République de Fridon pour laquelle je fais quelques missions de routine.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Dim 3 Juin - 18:24

Cette fois, Ethrymolain se tut définitivement et attendit que Rhys parle à son tour, ce qu'il fit après une très long silence.
_ Et Coront? demanda t il sur un ton de reproche.
_ Je n'ai pas encore trouvé l'assassin, répondit la voix electronique, comprenant parfaitement le sens de la question. L'allusion à un "accident volontaire" n'avait pas échappé à son ancien compagnon de vol. D'autant plus que c'était une pratique assez répandue pour se débarasser de personnes gênantes. Pour l'éviter, il fallait être imprévisible, à l'instar de Rhys; c'est ce qu'il avait voulu dire en parlant de leur obéissance prévisible aux ordres donnés.
_ As tu au moins une piste? insista Rhys d'une voix aussi plate que celle d'Ethrymolain.
_ J'ai une foule de nom. Les mécaniciens chargés d'entretenir le vaisseau. Les concepteurs. Les surveillants et ordonnants. Tous ceux mêlés de près ou de loin au projet Fantas. C'est le nom qui fut donné au vaisseau modifiable, ajouta t il en remarqunt le froncement de sourcil de Rhys. Je pourrait même ajouter les noms de ceux qui ont commandé ce vaisseau et qui étaient pourtant neutres à l'époque. Depuis certains ont changé de camp, à commencer par la planète d'où tu viens : Nede.
L'attitude de Rhys changea aussitôt. Il était visible qu'Ethrymolain avait toute son attention. Mais celui-ci n'ajoutant rien, Rhys le pressa de continuer, de donner les noms en rapport avec Nede.
_ J'ai la liste ici, dit Ethrymolain en ouvrant un tiroir de son bureau rouge sombre. Il y prit un épais dossier et se mit à chercher dans les dernières pages. Voila, j'ai trois noms. Le premier est celui d'un envoyé du gouvernement planétaire : Cario Delaig.
_ Il est mort, répliqua Rhys.
_ Il reste donc les deux qui sont venus à titre personnel. Slidaiim Leckanof et Aliocha Djinns... ça te dit quelque chose.
_ Le premier m'est inconnu, répondit Rhys après un instant de reflexion. Quant au deuxième ... je le connais plutôt bien. D'ailleurs j'aimerai beaucoup le revoir, me retrouver face à lui et lui dire deux mots.
_ Ca, je peux te l'arranger. Malgré que Nede ne soit plus neutre dans la guerre qui déchire l'univers nos contacts privilégiés avec eux ne sont pas rompus. Cela ne devrait pas tarder mais en attendant je dois continuer comme avant. Ce qui fait que je dois te livrer à eux. D'une façon ou d'une autre j'aurai été obligé de le faire, Rhys. lors je prefere que tu le saches. Notre amitié a beau être ce qu'elle ait, je ne peux qu'obéir au contrat que j'ai signé avec la République de Fridon et dans ce sens je te ramenerai sur Nede comme voleur de vaisseau de guerre.
_ Ha ! s'exclama Rhys.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Mar 3 Juil - 1:46

Il avait appris la mort de Leckanof deux jours plus tôt par les différents journaux. Il y avait beaucoup de rumeurs sur l'évenement, mais rien d'officiel encore. Et puis peu importait l'officiel, ce serait un mensonge, il le savait. En attendant il avait dans ses mains une lettre l'invitant à se rendre à la terasse d'un café sur la place du Palais pour y rencontrer les autres tueurs recrutés par l'avocat. Filb Carett hésita un instant avant de se décider. Le risque qu'on lui tente un piége était réel, mais tellement minime. Si les services secrets connaissait ses liens avec Leckanof leurs hommes auraient déjà débarqué chez lui pour l'emmener dans une geole obscure.
C'est pourquoi il avait décidé de se rendre au café, portant une chemise orange et un journal électronique à la main comme le précisait sa lettre. Il devait y retrouver les autres francs-tireurs vêtus de la même façon. Mais lorsqu'il arriva un peu avant l'heure prévue il n'y avait personne. Il choisit donc une table un peu à l'écart et commanda un coktail de jus de fruits qu'il eut tout juste le temps d'entamer avant de voir Sliers Sliores s'asseoir en face de lui. Il considérait Sliers comme un ami, même s'il ne l'avait pas revu depuis de nombreuses années. Et Sliers portait une chemise orange et posa un journal électronique sur la table.
_ Bonjour Filb. Je ne pensais pas te trouver ici dans ces conditions.
_ B'jour. Et du diable si je m'attendais à te voir ici moi aussi. Mais j'aurai dû y penser, nous avons toujours rivaliser au tir et tu n'es pas non plus resté au service de Sa Parfaite Majesté le Bazileus... pas comme Eliaes et Pritos.
Un sourire anima les levres de Sliers avant qu'il ne réponde.
_ Pritos s'est également mis au service de Leckanof. C'est même la raison pour laquelle il a quitté les Protecteurs. Et Eliaes s'est suicidé après avoir été arrêté pour avoir refuser d'obéir à un ordre.
_ Et quel était cet ordre? s'enquit Filb.
_ Abattre Leckanof.
_ Merde... comment tu sais tout ça? insista Filb après avoir digéré la réponse.
_ Leckanof me considérait comme le meilleur du groupe qu'il a recruté. Pas spécialement au niveau du tir aux pigeons et de tout ce qui accompagne notre sport préféré, mais aussi pour diriger le Groupe s'il venait à disparaitre. Mais attendons que les derniers arrivent, je t'expliquerai tout ensuite.
Au même moment ils virent arriver un autre homme avec une chemise orange et un journal électronique. Celui-ci n'était plus très jeune et arborait une triple cicatrice, sur le coté gauche du visage, allant du menton au sommet du crâne. Il les remarqua tout de suite et vint s'asseoir à coté d'eux.
_ Salut. Je m'appelle Klaviss Liopes. J'imagine que nous sommes tous ici pour la même raison, dit il en poussant vers eux son journal électronique sur lequel s'affichait la photo de Leckanof.
Sliers acquiesca avant de faire les présentations. A peine eut il finit que son regard fut attiré par une autre chemise orange, en même temps qu'il remarquait l'air étonné de Filb. Il comprit aussitôt pourquoi en apercevant le visage du nouvel arrivant. C'était une femme et une journaliste de renom. Elle hésita un instant à l'entrée du café et Sliers se leva à demi pour attirer son attention. Dès qu'elle fut installée à leur table elle se présenta à son tour les surprenant encore plus.
_ Bonjour messieurs. J'imagine que vous croyez tous me connaitre. Mais je me nomme Stillya Blarn et non Svennya. Je suis la soeur jumelle de la journaliste que vous connaissez tous, ce qui me permet d'avoir accès à pas mal d'informations interessantes en rapport avec notre boulot. Et vous, qui êtes vous?
Sliers fit une nouvelle fois les présentation puis il leur dit que les autres membres s'étaient déjà réunis la veille. Il leur proposa donc de finir rapidement leur verre et de partir les rejoindre afin de faire le point sur la situation actuelle.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Mer 11 Juil - 19:13

C'est ainsi que pour la première fois les multiples "tireur invisible" se retrouvèrent confrontés les uns aux autres. Ils étaient onze. Enfermés dans un ancien hangar abandonné, ils se présentèrent chacun leur tour. Neuf hommes et deux femmes. Outre Sliers et Pritos Dacc qu'il savait trouver ici, Filb Carett connaissait également Lyen Prites parmi les autres tireurs. Ce dernier était propriétaire d'un petit café au commerce mal assuré dans lequel Filb trainait régulièrement. Ni l'un, ni l'autre ne s'attendait à se croiser dans un tel endroit, pourtant ils ne firent aucun commentaire. Il était déjà assez troublant de se retrouver tous réunis alors que l'avocat avait tout fait pour les isoler.
Sliers Sliores leur rappela ensuite les circonstances du décès de Leckanof, insistant bien sur le rôle joué par le patron du SPS.
_ Ce Djinns est notre véritable ennemi. Malheureusement nous n'avons jamais eut d'informations sur ses déplacements. Même lorsqu'il est venu chez Maitre Leckanof nous n'avons rien su sur le parcours qu'il a prit. Il est toujours très secret. Il n'hésite pas à tuer tous ceux qu'ils soupçonnent de lui mettre des batons dans les roues. Depuis qu'il a remplacé Cario Delaig les activités du SPS ont augmenté à une vitesse folle. Les arrestations coordonnées avec les Protecteurs ont doublé. Les "meurtres non-élucidés" ont triplé. Les disparitions se sont également multipliées et les contrôles à domicile ne se comptent plus tellement ils sont devenus courants.
Aussi je crois que pour aider le peuple nous devons maintenant nous attacher à détruire le travail de cet homme et de son service. Toujours discret, toujours secret. Voila comment nous devons agir. Mais nous devons également travailler plus et pour ça je voudrai que nous disparaissions pour devenir des clandestins. Ce n'est pas une décision facile à prendre, pourtant il faut faire vite. Je ne peux pas vous laisser plus de cinq minutes pour reflechir et prendre votre décision.
_ Qu'est-ce qui se passera si nous refusons? demanda Klaviss Liopes, le balafré.
_ Rien. Vous rentrerez chez vous et redeviendrez quelqu'un comme tout le monde.
_ C'est courir le risque qu'il y ait une taupe parmi nous, voire qu'il y ait une fuite, même involontaire, fit remarquer le plus jeune tireur du groupe, Iolin Denikk. A mon avis il faut que nous partions tous ensemble, nous n'avons plus le choix.
_ Ha oui? Et au nom de quoi tu voudrai m'empecher de sortir d'ici? répliqua Liopes. Tu crois peut être que c'est un marmot dans ton genre qui va me dicter ma conduite?
_ He, ho, du calme, intervint Sliers, inquiet de voir le ton monter si vite. Nous ne sommes pas là pour nous diviser mais bien pour unir nos forces. Il serait en effet regrettable qu'il y en ait un seul qui nous quitte, mais nous ne ferons rien pour le retenir. C'est votre vie entière que vous engagez de la sorte.
Alors que le balafré et Iolin Denikk échangeait un regard assassin, Filb se demandait comment il pourrait faire pour prévenir sa mère. Depuis que Leckanof s'était chargé de sa protection il ne savait même pas où elle était. Et la quitter ainsi le troublait tout de même beaucoup. Après tout elle était sa seule famille. Rejoindre la clandestinité et la Rebellion ne se faisait pas comme ça. Sliers ne pouvait exiger de lui qu'il se décide en quelques minutes... et pourtant.
_ Bon, je pense que vous avez eut le temps de reflechir à ce que ce choix impliquait, estima Sliers en se tournant vers chacune des personnes présentes. Y en a t il qui veulent partir? ... C'est votre dernière opportunité, après ça vous ne pourrez plus faire demi-tour...
A ce moment Filb releva lentement la tête, s'appretant à demander un peu plus de temps. Il ne savait pas comment le dire, demander une permission exceptionelle pour lui en quelque sorte. Mais il n'eut pas le temps de parler le balafré prenant soudainement la parole :
_ C'est bon, je crois que nous sommes tous assez grands pour prendre des décisions rapides, alors ce n'est pas la peine d'insister; passons à la suite jeune homme.
Filb regarda autour de lui et vit que Lyen Prites, mais également Stillya Blarn, la soeur de la journaliste, semblait effrayés... surement pour les mêmes raisons que lui. Sliers, désarçonné par l'interruption de Liopes, resta un instant silencieux avant de reprendre.
_ Très bien. Puisque vous êtes tous partants, je vous propose donc de rejoindre la Rebellion. Nous pourrions y former une unité spéciale, au service du peuple opprimé.
_ La Rebellion a été ecrasée massivement il me semble, réagit un autre tireur du nom de Hyelvas-Xo Boldanodd, avec un brin d'ironie. Grand, plutôt bien charpenté, Hyelvas-Xo avait un visage carré souriant et tout chez lui insiprait confiance. Seul parfois une petite lueur obscurcissait son regard bleu. Doté d'une force hors du commun, il était aussi très souple et savait se faire aussi discret qu'une souris. C'est pour ces raisons que Leckanof l'avait recruté.
_ Le Rebellion est immortelle, répondit Sliers avec conviction. Certains Rebelles ont pu s'enfuir et il se trouve que je suis en contact avec certains d'entre eux. Ils se sont réfugiés dans les mines de la plaine d'Ans, au nord. Ces mines possedent beaucoup de couloir abandonnés et les issues sont nombreuses, certaines ne figurent même pas sur les cartes. Et c'est là bas que nous allons partir pour entrer en clandestinité.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Ven 13 Juil - 17:12

Elvies Prayyantes avait tout juste 24 ans. Membre des Protecteurs, engagé volontaire à l'âge de 17 ans, il s'était vite fait remarqué pour son tinelligence et ses connaissances mécaniques et informatiques. C'est ce qui lui valait d'être actuellement le pilote de ce nouvel engin exceptionnel qu'était le MUVHARD. Il avait reçu quelques consignes de la part de l'un de ses créateurs, un génie qui n'avait pas encore atteint la quarantaine mais qui ressemblait déjà à un vieillard. Mais peu importait, l'essentiel c'est qu'il avait maintenant entre les mains un pouvoir immense. Il pouvait voir presque tout, où que ce soit.
Pour contrôler le MUVHARD il possédait un petit ordinateur de poche qui était actuellement posé sur le siège du véhicule de la police, à coté de lui. La voiture était semblable à n'importe quelle voiture, d'une couleur discrète pour ne pas se faire remarquer, et surtout pas par le fugitif, cet espion ... Slap Slapes. Sur le siège avant de la voiture l'homme du SPS, Pils Liokk restait en permanence branchée sur sa radio, à l'écoute de nouvelles recommandations de l'Etat Major. Depuis deux semaines que durait la traque rien n'avait vraiment avancé. A l'exception des trois hommes retrouvés morts une semaine plutôt, personne n'avait vu l'espion. C'était surement la première fois qu'une chasse à l'homme durait si longtemps, songea Elvies. Il faut dire que d'habitude on ne chassait pas vraiment des génies. Mais le matériel mis à disposition pour cette chasse montrait bien que celui-ci était doué et il le prouvait en étant toujours en vie.
_ Changement. On va se dirigeait vers un nouveau quartier, marmonna l'homme du SPS devant lui. Il semblerait qu'on ait trouvé sa cachette... enfin surement celle d'hier, comme d'habitude. Allez hops, on remballe le robot. Tout le monde plie bagage.
_ OK. Je le range et on va le chercher. Pas la peine qu'il continue à trava... merde. On a quelque chose, s'ecria Elvies.
_ Quoi? grogna son équipier.
_ Attends, attends, je l'ai... noon, il m'échappe. Tapotant comme un fou sur son clavier, Elvies mis le MUVHARD en puissance maximale. Il avait reperé Slapes, mais trop loin de son champ d'action. Et le temps qu'il augmente la puissance du MUVHARD ... Ho non, c'est pas vrai.
_ Quoi? Qu'est-ce qui se passe? s'énerva Liokk.
L'ecran était toujours noir, alors qu'il aurait du depuis longtemps afficher ce que lui demandait le jeune homme. Et pourtant il n'y avait rien de dangereux au moment où il avait fait le changement de puissance. Elvies essuya d'un revers de main la sueur qui s'accumulait sur son front avant de se remettre à pianoter de plus belle. L'ordinateur émit un bruit étrange, puis l'écran s'eclaira soudainement dans un mélange de couleur...
_ MEEERDE. C'est quoi ce put...
Mais Elvies n'acheva pas sa phrase. Sous ses yeux l'ordinateur s'était parfaitement rallumé, révélant le visage souriant de leu cible. Mais un visage plat, sans relief. Une simple photo.
_ Alors, c'est quoi le probleme? cria l'homme du SPS.
Elvies respira un grand coup avant de répondre en tremblant.
_ On a perdu le MUVHARD et... je crois qu'on est repéré, dit il en tournant l'ecran vers son coéquipier.
Celui-ci réagit immédiatement. Il prit son arme de poing et sortit du véhicule en se jetant au sol, dans une cascade spectaculaire... mais inutile. Il n'y eut aucun bruit, pourtant Elvies vit le portière ouverte se couvrir de sang et de tripes. Liokk n'eut même pas le temps de râler.
La porte arrière s'ouvrit alors et le visage tant craint de Slap Slapes apparut. Toujours souriant.
_ Bonjour ! Vous pouvez m'aider ? Je cherche mon chemin.
Elvies resta immobile, attendant la mort qui ne saurait tarder.
_ Hou hou. Y'a encore quelqu'un dans ce corps?
De plus en plus terrifié Elvies ferma doucement les yeux. Au moins ne verrait il rien... à moins qu'il ne s'amuse à le torturer comme il l'avait fait avec les trois autres.
_ Bon p'tit con, tu réagis oui ou merde? demanda Slapes d'une voix un peu moins ironique. J'ai besoin de toi et de ta voiture, ça te dirai de m'aider? En échange je te promets que je te tuerai sans souffrance... sauf si tu veux rester en vie, mais je pense que dans ce cas il te faudras quitter la planète. Parait que le Patron n'est pas très sympa quand il est en colère.
Rouvrant les yeux, Elvies se tourna vers l'espion, incrédule. Celui-ci répondit aussitôt à son interrogation muette.
_ Ouais, tu as bien compris. Je ne vais pas te tuer. Et contrairement à l'usurpateur Djinns, je tiens parole. Alors tu seras gentil de passer devant pour prendre les commandes. On va aller récupérer le MUVHARD.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Lun 30 Juil - 4:02

Dans une rage folle Aliocha balaya la caméra miniature qui se trouvait devant lui, rompant la communication avec le général Elioches. Cet incapable venait de perdre le MUVHARD. Il n'était pas détruit, ce qui aurait encore pu être accepter, il avait simplement été enlevé. Faisant les cent pas dans son bureau Aliocha se demandait comment un homme seul pouvait ridiculiser de cette façon toute une armée de spécialistes lancés à sa recherche dans un périmètre restreint. Il n'y avait qu'une solution : il bénéficiait de soutien important et peut être même d'un espion au sein de ses services. Il faudrait donc faire une grande purge. Et à l'extérieur, promettre une forte récompense pour tous ceux qui donneraient des renseignements sur Slapes ... bien que le peuple ne soit pas dupe. Depuis longtemps ce genre de promesse n'avait plus d'effet, les Nedéens étant trop habitués à être flouer. Mais pour changer les choses il ne fallait pas grand chose : les premiers à donner des renseignements seraient couverts d'or ... avant de disparaitre dès le probleme résolu. Mais s'il fallait mettre le prix pour retrouver Slapes, il le ferait. D'ailleurs n'est-ce pas ce qu'il avait déjà fait avec les technologies novatrices de Swensson?
_ Monsieur ? Vous m'avez demandé ? s'enquit une toute jeune secrétaire inquiète à l'entrée de son bureau, la main encore sur la porte.
Ravalant une réponse sarcastique Aliocha la fit entrer avant de tourner plusieurs fois autour d'elle, comme un chacal tournant autour de sa proie, la détaillant de haut en bas. Enfin il s'assit derrière son bureau.
_ Assieds toi ma mignone. Et dis moi ton nom.
_ Péha, Péha Slez, répondit elle toute intimidée, mais déjà moins craintive.
_ Très bien Péha. Pour commencer j'ai besoin que tu me retrouves tout ce que tu peux dans les archives sur un dossier MUVHARD, dit il en se penchant derrière elle après s'être levé pour vérifier qu'elle prennent bien note de ce qu'il disait. Je veux aussi que tu continues de harceler le standart de Chass Bridqes. J'ai besoin de lui parler au plus vite. Mais avant tout ça, je vais avoir besoin de tes services pour me relaxer, dit il en lui posant la main sur l'épaule et en lui soufflant doucement sur la nuque. J'espere aussi que tu n'as rien prévu pour ce soir, car je risque d'avoir besoin de tes services fort tard ce soir après ce qui s'annonce comme une dure journée de travail.
Lui prenant son memo des mains il le posa sur le bureau sans la quitter des yeux. Elle ne résisterait pas, il le sentait. Elle n'était même pas terrorisée comme les autres, songea t il en lui caressant la joue. Peut être qu'il pourrait la garder plus longtemps. Mais en attendant, il avait besoin d'elle et elle l'acceptait. Et c'est tout ce qui comptait maintenant.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Sam 4 Aoû - 2:58

Chass Bridqes n'eut pas le temps d'atteindre la porte de son bureau qu'un jeune homme s'approcha vers lui avec un papier qu'il tendit immédiatement à son supérieur.
_ Voici la liste des appels de la part du Patron. Il semblerait qu'il soit impatient de vous parler. La salle de vidéo-conférence est gardée à votre entière disposition. Les dossiers concernant la traque de l'espion s'y trouvent également pour vous éviter de perdre du temps. Si vous souhaitez emporter dautres dossiers je me chargerai de cette tâche avec plaisir, directeur.
Bridqes regarda l'aspirant avec une lueur d'amusement dans les yeux et le laissa reprendre son souffle avant de répondre avec un clin d'oeil :
_ Vous avez le droit de respirer quand vous me parler. Mais très bien, je vais aller discuter avec Aliocha. Suivez moi, ajouta t il en jettant un oeil aux appels incessants du Patron du SPS. Au fait comment vous appelez vous ?
_ Zliam Betioo, directeur, répondit le garçon avec fierté.
_ Vous êtes ici depuis longtemps ?
_ C'est ma première semaine , directeur.
_ Mmm...
_ Pardon ? laissa échapper l'aspirant avec de s'excuser : Je suis désolé, je ne devrai pas vous questionner, directeur. Je vous présentes toutes mes excuses.
D'un geste agacé Bridqes l'interrompit.
_ C'est quoi ces histoires ? Je ne suis pas un dieu. Tout le monde à le droit de me questionner. Je ne veux pas d'excuses et encore moins d'un pot-de-colle qui joue au leche-botte. Alors taisez vous pour l'instant c'est ce que vous aurez de mieux à faire.
_ A vos ordres, directeur.
Avec un regard proche du désespoir Bridqes entra dans la salle de vidéo-conférence. Betioo referma la porte derrière lui et se précipita vers la table pour ouvrir les dossiers concernant Slapes. Puis il mit en route la vidéo-conférence avec Aliocha Djinns après avoir demander l'autorisation du directeur. Le Patron apparut bientôt à l'écran.
_ Ha ! Ce n'est pas trop tôt. Je commençais à me demander si tu étais encore vivant Chass.
_ Désolé j'étais ...
_ Peu importe où tu étais. Je veux te parler de la disparition du MUVHARD. Et ne me dis pas que tu n'es pas au courant, rugit son interlocuteur au visage juvénile. Je veux que tu le retrouves le plus vite possible. Il y a surement un moyen de le récupérer.
_ J'étais justement en train de parler de cela avec ton ... avec le Bazileus. L'information est revenue jusqu'à lui et il m'a aussitôt appelé.
_ QUOI ? Il t'a appelé toi avant d'avoir Mon avis ? hurla Aliocha stupéfait. Et comment l'a t il su ? C'est moi et moi seul qui suis sencé le mettre au parfum.
_ Désolé, je ne peux rien te dire pour l'instant. Par contre tu devrais te calmer Aliocha, ce genre de colère n'aide pas vraiment à reflechir, lui conseilla Bridqes qui connaissait assez bien le caractère de son interlocuteur.
Sortant du champs de la caméra, Aliocha se força à reprendre son calme avant de se replacer face à l'objectif. Bien que son souffle soit redevenu régulier, ses yeux lançaient toujours des éclairs. Mais c'est d'une voix calme qu'il posa une nouvelle question.
_ Qui est-ce qui se trouve avec toi ?
_ L'aspirant Betioo.
_ Et bien sûr nous pouvons discuter de tout devant lui, fit remarquer le Patron d'une voix grinçante.
_ Si c'est pour parler du MUVHARD je ne crois pas qu'il y ait un quelconque problème. Nous avons décider, avec ton ... le Bazileus d'organiser une "fuite" à l'attention des médias. Ensuite nous mettrons au point une récompense pour toute personne nous apportant une indice vrai sur la présence du MUVHARD. Donc cet aspirant aura connaissance de tout cela trè vite. Je ne vois donc pas de raison de cacher cette conversation.
La machoire contractée, Aliocha réussit cependant à articuler une dernière interrogation.
_ Si je comprends bien, c'est toi qui prends l'affaire en main ... sur ordre de ... du Grand et Magnificient Bazileus, Notre Père à tous.
_ Disons que je reçois des ordres de sa part pendant que toi tu es toujours libre d'agir à ta guise. Après ça, nous devons tous les deux rendre des comptes sur nos actions. Mais n'est-ce pas ce qui se passe toujours ?
Sur un dernier regard de haine Aliocha coupa la communication, sous les yeux amusés de Bridqes. Derrière lui Zliam Betioo restait bouche bée. Ce qu'il venait de voir était tout simplement incroyable. Le Patron du SPS venait d'être remis à sa place par son directeur, sur ordres du Bazileus. Les temps changent, songea t il alors qu'il quittait la salle derrière Chass Bridqes.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Mer 15 Aoû - 18:13

_ Arrêtes toi là et attends moi, ordonna Slapes au jeune Elvies Prayyantes. Ils se trouvaient toujours à bord du véhicule emprunté au SPS, qui avait été au préalable nettoyé de tous ses espions capables de les faire repérer rapidement. Après avoir récupéré le MUVHARD Slapes avait guidé le Protecteur dans des rues de plus en plus sombres de la banlieue d'Everquvist. C'est ainsi qu'ils se trouvaient maintenant dans l'enceinte d'une usine, à l'abris des regards dans un recoin de l'immense cour. Le bâtiment semblait vide, mais encore en bonne état. Tout était propre et bien entretenu, comme si l'usine n'était fermée que temporairement.
Elvies n'avait pas encore réussi à se remettre de ses émotions et de la rencontre avec Slapes. Celui-ci ne lui en avait pas laisser le temps. Mais maintenant que l'espion était sorti de la voiture il pouvait enfin se remettre à penser normalement. Justement, pourquoi Slapes l'avait il laisser seul ainsi ? Etait-ce un test ou lui faisait il déjà confiance ? Peu probable. Un tel homme ne faisait surement confiance à personne, pas même à sa mère. Alors ? Peut être était ce l'occasion de le coincer et de le capturer ? Le ramener personnelement au Patron serait bon pour sa carrière... Encore faudrait il savoir par où il était parti. Ensuite le rattraper sans se faire repérer. Et enfin réussir à le mettre hors d'état de nuire ! Autant essayer d'abattre un vaisseau spatial en plein vol à main nue. C'était tout aussi réaliste. Non, la meilleure carte à jouer était encore de lui obéir et de fuir lorsqu'il lui en laisserait la possibilité. Il avait promis.
_ Alors, tu dors ou tu sors ? le fit sursauter Slapes qui venait de s'accouder sans bruit à la portière. Ha, j'espere que tu apprécies la rime, ce n'est pas tous les jours que je suis aussi poète, ajouta t il en ouvrant la porte et en s'inclinant devant le Protecteur dans une imitation grotesque d'une révérence. Bon, on va sortir ton jouet et le transporter à l'intérieur. Ensuite le but du jeu c'est de se faire repérer par tous les rigolos jetés à ma poursuite. Et après ça j'ouvrirai le bal.
Les yeux grands ouverts, Elvies tenta de comprendre ce que l'autre racontait. Mais il n'eut pas le temps de poser la moindre question, déjà bousculer vers l'arrière. Slapes ouvrit les portes arrières et fit rouler le MUVHARD dehors.
_ He bien, tous tes neurones seraient ils grillés ? Aide moi donc à le faire rouler dans ce hangar. Une fois à l'intérieur je te montrerai où le planquer.
_ Oui ... oui, bien sûr, réussit à articuler Elvies s'empressant de prendre l'ordinateur de commande et d'aider Slapes.
Poussant l'engin ils pénétrèrent à l'intérieur du bâtiment le plus proche. Le Protecteur y découvrit de fabuleuses machines grimpant jusqu'au plafond qui devait bien être à une dizaine de mètres du sol. Enormes à la base, un diamètre de 30 mètres au moins et une hauteur de 2 mètres estima Elvies, puis s'amenuisant jusqu'à ne plus former qu'un simple conduit de cheminée ces machines n'évoquer rien de connu pour le jeune homme. Et il y en avait 9 dans la salle chacune étant reliée aux 8 autres, formant une sorte de carré aux formes inquiétantes.
_ Des accélérateurs de plasma, du premier model battit sur notre belle planète. Trop couteux ils ont été laisser de coté par les gouvernements successifs, mais restes entretenus pour éviter une quelconque catastrophe, expliqua Slapes. Et comme ils sont très bien entretenus il n'y a pas de risque ... à moins qu'un petit plaisantin s'amuse à causer des dégats au niveau de des "liants", ces grands bras articulés qui unissent chaque accélérateur aux autres !
_ Et c'est ce que vous voulez faire ... murmura Elvies sidéré par ce qu'il commençait à assimiler.
_ C'est ce que NOUS allons essayer de provoquer, oui. Rien ne dit que nous réussirons. Mais qui ne tente rien n'a rien, sourit Slapes.
"Vous êtes fou" s'abstint d'ajouter Elvies. L'énormité de l'entreprise, les raisons et le motivations de Slapes lui échappaient complètement. Et puis, que venait il faire dans l'histoire ?
_ Allez en route. Ce n'est ici que je compte vous placer, toi et ton engin. Nous allons visiter les caves obscures du bâtiment voisin. C'est plus petit, mais aussi plus sûr.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Sam 25 Aoû - 1:00

De plus en plus terrorisé, Elvies suivit le traitre le long de ces énormes machines, en restant suffisament éloigné d'elles. Arrivé au fond de la salle, le Protecteur remarqua une porte basse mais qui semblait solide. Si Slapes voulait l'enfermer dans un endroit, il ne pourrait trouver mieux. Cette impression se renforça lorsqu'il descendit les trois marches que cachait la porte. La piece était de bonne taille, mais paraissait minuscule après celle qu'il venait de traverser. Les murs suintaient d'humidité et Elvies aperçut un animal qui regagner son trou. A peine avait il posé le pied sur le sol qu'il sentit que celui ci "craquait"...
_ Ce ne sont que des champignons, ne t'inquiètes pas, le rassura Slapes en poussant une autre porte, qui contrastait avec la première par son apparente fragilité.
Ils traversèrent encore trois pièces obscures et humides, toujours plus basse, toujours plus petite, du moins selon Elvies. Au centre de la dernière se trouvait une petite estrade sur laquelle Slapes poussa le MUVHARD, pour lui éviter de rester au milieu des champignons. Sur les murs s'aligner de nombreux écrans de contrôle, interrupteurs, branchements, écrans et tableaux. C'était à se demander si tout cela pouvait encore fonctionner au milieu des moisissures. Mais encore une fois l'espion rassura son compagnon en lui affirmant qu'il avait tout essayé recemment.
Une fois le MUVHARD recouvert d'une couverture, Slapes poussa le Protecteur hors de la salle et referma la porte à l'aide d'un cadenas rouillé. Puis ils retraversèrent les pièces obscures, quittèrent la grande salle des machines et se retrouvèrent à l'extérieur. Elvies aspira un grand coup, trop heureux de revoir le soleil.
_ Parfait. Maintenant que la bête est installée, allons manger. Nous sommes attendus ce soir. J'espere que tu as grand faim car nous allons manger au frais du Bazileus, lança t il encore plus souriant que d'habitude.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Sam 25 Aoû - 1:50

Rhys était maintenant à bord de l'Arimhante, le vaisseau du Commandeur Ethrymolain Restralaveg, depuis cinq jours. Il avait l'opportunité de se promener partout, sans aucune restriction. Seulement il était toujours suivit par un homme de la garde personnelle d'Ethrymolain. "Pour assurer ta sécurité" l'avait assuré son ancien ami. Il faut dire que sa récente victoire sur les vaisseaux de la République de Fridon n'avait pas laisser de bons souvenirs chez les hommes qu'il croisait à chaque coin du bêtiment. Quoi qu'il en soit il était perpétuellement suivi par son gardien/garde du corps, ce qui l'énervait plus qu'il ne voulait bien le laisser admettre. Le seul endroit où il n'était pas surveillé était sa chambre. Un petit espace réduit avec tout juste de quoi logé un lit en plus du nécessaire de toilette. Une chambre qui appartenait avant à l'un des chasseurs qu'il avit abattu.
Depuis cinq jours il n'avait pas reparler à Ethy, l'évitant autant que possible dans cette usine qu'était le vaisseau amiral. Pourtant un gamin de 16 ans tout juste venait de l'avertir que le Commandeur Restralaveg voulait lui parler immédiatement, dans son bureau. Toujours accompagné de son garde Rhys suivit le fier messager jusqu'à une grande salle presque entièrement vitrée et jouxtant la salle de commandement. Le tapis, les meubles et toute la décoration était rouge ... là aussi. Le gamin lui ouvrit la porte et l'introduit dans l'antre du seigneur rouge. Le malabar qui l'escortait resta à la porte.
_ Voici le prisonnier, Commandeur. Il n'a rien demandé et n'a pas rechigné à venir, annonça l'adolescent d'une voix sûre.
_ Merci Ryos. Tu peux nous laisser, répondit la voix électronique d'Ethrymolain.
_ Je suis à votre disposition Commandeur !
Ryos salua et sortit, refermant la porte vitrée derrière lui.
_ Il me semble que tu n'as pas encore eut l'occasion de visiter mon bureau, dit la voix électronique. Comme tu peux le constater je peux suivre tout ce qui se passe d'essentiel au sein de mon vaisseau. A la moindre alerte il est presque inutile de m'avertir puisque je vois ce qui se passe au poste de commandement. Je peux donc tout surveiller en parlant librement ici. Aucun son ne passe cette pièce. Il n'y a aucun micro. En résumé nous pouvons parler en toute liberté.
Ethrymolain attendit une réaction de Rhys, mais celui-ci resta muet.
_ Assieds toi donc, reprit la voix de robot. Mais là encore Rhys ne réagit pas. Bon ! Comme tu voudras. Tu vas donc apprendre la bonne nouvelle debout : nous quittons Solusis pour Nede. La Republique de Fridon vient d'envoyer mon remplaçant avec une escorte supérieure à celle que tu as detruit. Les autorités républicaines n'ont pas vraiment apprécié ta victoire. Aussi sont ils tous ravis de te voir repartir vers Nede malgré la rupture de pacte en cours entre les deux gouvernements.
_ Combien de temps pour rejoindre Nede ? l'interrompit soudainement Rhys en gardant un visage lisse.
_ Trois ou quatre jours, pas plus. Nous n'allons pas forcer, mais sans nous attarder non plus. Je crois que tu es très attendu là bas. Je viens de contacter leur Patron, celui qui s'occupe de la sécurité de la planète et il semble pressé de te revoir. J'ai l'impression que tu lui as fait forte impression.
Malgré le masque et la voix égale du Commandeur, Rhys comprit que la situation l'amusait beaucoup.
_ Il s'appelle Aliocha Djinns et il se trouve sur la liste de ceux qui ont peut être fait mourir Coront, répliqua Rhys sans s'émouvoir outre mesure. Il n'avait même pas hausser le ton.
_ Je le sais. J'ai une bonne mémoire. Et c'est ce qui m'amuse. Lorsque je t'aurai livré, il me sera redevable de quelque chose. Crois moi, il vaut mieux que ce soit dans ce sens là. Je n'apprécie pas d'être le débiteur.
_ Bien ! Est-ce tout ce que tu avais à me dire ? demanda le cyborg.
_ Non. J'ajouterai que dorénavant tu n'as plus besoin d'un garde du corps. Les Fridons se sont habitués à te voir et n'ont plus de raison de t'agresser maintenant que nous partons te livrer. Et Giad en a marre de te servir de nounou. C'est pourquoi il sera remplacé par Ryos, le gamin qui t'a ammené jusqu'ici. C'est le fils d'un ministre fridon. Il est très intelligent et doué. Il est ici car il veut apprendre sans passe-droit. Je pense que tu pourrais lui apprendre certaines choses ...
_ En quel honneur ? Juste pour ces beaux yeux ? Je devrais aussi lui chanter une berceuse avant de l'endormir ? maugréa Rhys en perdant un court instant son calme.
_ Ne le sous-estime pas, Rhys, ne le sous-estime. Souviens toi de ce que tu étais à son âge. Souviens toi de ce qu'était ton frère à ...
_ Arrêtes. Mon frère est mort. Je l'ai tué. Il n'existe plus, ni pour moi, ni pour personne. Maintenant que tu as finis, je vais te laisser espionner tes subordonnés et aller me promener avec mon nouvel ami. Salut !
Sans attendre la réponse Rhys sortit, trop heureux de ne pas avoir davantage livré ses sentiments.
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MessageSujet: Re: Brouillon   Jeu 6 Sep - 19:58

_ Le prisonnier que nous envoie la République de Fridon devrait arriver ce soir, dit Péha Slez en réponse à la question d'Aliocha. Depuis qu'il savait que cet homme arrivait le Patron n'était plus le même. Il ne voulait plus la voir en dehors du travail et restait très tard le soir, assis à son bureau. Même la chasse à l'homme qu'il avait organisé ne l'intéressait plus autant. Et pourtant un complice de Slapes avait été attrapé la veille. En temps normal Aliocha serait en train de lui parler, le forçant à avouer ce qu'il savait ... et même ce qu'il ne savait pas.
Peut être qu'en lui rappelant cette arrestation il retrouverait son caractère d'avant. Mais aucune autre secrétaire ne voulait le faire. Elle même craignait de le faire. N'avait il pas déjà tuer l'une de ses favories ? A quoi bon s'exposer davantage, songeait Péha.
_ A quoi penses tu, lui demanda brusqement Aliocha, comme s'il lisait dans ses pensées.
_ Je ... heu ... rien ! Enfin c'est à dire que ... c'est un sujet délicat, avoua t elle, craquant sous son regard glacial.
_ Ignorer un sujet délicat ne le rend que plus fragile encore. Alors dis moi de quoi il s'agit et vite. Sans détour, grogna t il.
Aspirant un grand coup , peut être la dernière fois que je peux respirer si librement pensa Péha, elle se risqua à lui parler.
_ Il s'agit de l'homme qu'on a arrêté hiers. Le complice de cet espion que vous vouliez retrouver à tout prix...
_ Et alors, qu'est-ce qu'il a cet abruti ?
_ ... vous n'êtes toujours pas aller le voir et ...
_ Depuis quand tu t'occupes de mon emploi du temps ?
_ ...
Terrorisée Péha reflechissait au meilleur moyen de se sortir de cette mauvaise passe. Aliocha n'aimait pas qu'on lui donne des conseils s'il ne les avait pas expressement demandé. En plus de ça, il était d'une humeur particulièrement désagréable. Dans une telle situation elle n'aurait même pas osé lui adresser la parole un mois plutôt. Mais depuis qu'il l'avait mise dans son lit, elle avait cru que ce serait différent. En vain, pensa t elle; et maintenant je vais en payer les conséquences.
_ Ceci dit l'idée n'est pas mauvaise. Rappelles moi donc l'histoire de ce bonhomme et nous irons le voir ensemble.
Incroyable. Non seulement il ne lui en voulait pas mais en plus il lui demandait de faire plus que son travail, il lui demandait de l'acompagner. Péha songea à tout cela très vite, en même temps qu'elle cherchait sa feuille sur ...
_ Sigles Hailaimes, c'est ainsi qu'il s'appelle, dit elle le regard empreint de gratitude. Notable bien connu dans l'administration militaire puisqu'il travaille directement sous les ordres du général Tomines avec pour mission d'entretenir du matériel militaire dépassé. Il s'agit pour l'essentiel de garder d'anciens entrepôts au fond desquels sont entreposés des armes en tout genre.
_ Excellent poste pour obtenir des armes à bas prix.
_ En effet. Il semblerait même qu'il en ait vendu aux Rebelles. Récemment il a reçu l'ordre de détruire une quantité importante de mines flottantes par exemple ... le même type de mines dont se sont servis les Rebelles lors du grand nettoyage organisé lors de votre arrivée ici. C'est ainsi que de nombreux égoûts ont été déteriorés. Il y avait également un stock important d'armes laser et bien qu'il n'y ait aucune preuve on pense qu'une grosse partie est partie entre les mains de la Rebellion.
_ Avant ou après le grand nettoyage comme tu dis ? s'enquit Aliocha soudain beaucoup plus attentif.
_ ... après.
_ Alors l'agitation perçue autour des mines d'Ans pourrait bien être plus sérieuse que ce que je croyais. Mais nous allons voir ça, décida Aliocha en se levant. Où est enfermé ce ... comment s'appelle t il déjà ?
_ Hailaimes, Sigles Hailaimes. Et il est enfermé au 2e sous-sol.
_ C'est tout ? Pouquoi être si gentil avec un abruti pareil ?
_ C'est un homme important et ...
_ Et un traitre, la coupa Aliocha qui avait retrouvé son regard pétillant de méchanceté. Pendant tout ce temps il s'est engraissé au frais du Bazileus. Je ne vois pas pourquoi il faudrait être tendre avec lui. Au contraire.
_ Mais il n'y a pas de preuve certaine de tout ça, risqua Péha.
S'arrêtant net Aliocha explosa :
_ Mais alors pourquoi l'on t il arrêté s'il n'y a pas de preuve ?
_ C'est que ... il y a des preuves du passage de Slapes chez lui, mais pas de forcement de sa complicité. Le problème c'est qu'un avocat...
_ Aux mines les avocats. Ils n'ont rien à faire dans cette histoire et je ne compte pas amener cet abruti devant un tribunal.
_ Il refuse de parler sans la présence de son avocat et apparemment celui qui s'occupe de ses affaires a été prévenu de son arrestation.
_ Mais quelle bande d'incapables, éructa Aliocha. Personne n'est capable de faire son boulot comme il faut dans ce foutu service ? Il faut que ce soit moi qui fasse tout ? ... C'est pas posible d'être aussi stupide. Et laisser ce traitre ainsi ...
Pestant et râlant contre tout le monde Aliocha, suivit de Péha qui ne savait plus quoi penser, se présenta au 2e sous-sol avec un air encore plus sombre que les murs des geoles de cet étage.
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